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CHIMIOTHÉRAPIE : Des taux de réussite autour de... 2,2 % !

vendredi 17 juillet 2009 , par Christian Portal

Voir en ligne : Revue Univers Spirale

Cette information date de quelques années mais elle est reprise depuis peu aussi bien par la revue Spirale que par le magazine « Votre santé ». Comme l’information est très étonnante, il convient de vérifier sur la publication originelle quelle est la teneur exacte de cet article. C’est la raison pour laquelle, je formulerai des commentaires en fin d’article.

 Article paru dans la revue Spirale

Une étude qui devrait faire du bruit. À condition bien sûr d’en parler… On apprend ainsi, que le taux moyen de succès des chimiothérapies tourne autour des 2,2 pour cent !

Un article de trois professeurs australiens est paru dans la revue Clinical Oncology, sous le titre : The contribution of Cytotoxic Chemotherapy to 5-year Survival in Adult Malignancies (*) .

Il étudie les données d’études cliniques avec chimiothérapie au cours des 20 dernières années en Australie et aux USA. Le résultat est tout simplement consternant. En ce qui concerne la survie au bout de 5 ans, et bien qu’en Australie seuls 2,3 % des patients tirent profit d’une chimiothérapie et qu’aux USA, il n’y en ait que 2,1 %, on continue malgré cela à proposer ces mêmes thérapies aux patients cancéreux.

Au total, ce sont les données de 72 964 patients en Australie et de 154971 aux USA, tous traités par chimiothérapie, qui ont été étudiées. Ici, personne ne peut plus prétendre qu’il ne s’agit que des données de quelques patients et, par conséquent, « insignifiantes »…Les auteurs s’interrogent, avec raison, sur le fait qu’une thérapie qui a si peu contribué à la survie des patients au cours des 20 dernières années, ait dans le même temps connu un tel succès commercial. Et cela devient totalement incompréhensible, lorsque l’on considère, une par une, les différentes sortes de cancer. C’est ainsi qu’aux USA, depuis 1985, il y a eu exactement 0 % de progrès dans les cancers suivants :-Cancer du pancréas, Sarcome des parties molles, Mélanome, Cancer des ovaires, de la Prostate, des reins, de la vessie, tumeurs cérébrales, Myélomes multiples.

Pour le cancer de la prostate, par exemple, rien qu’aux USA, 23.000 patients ont été analysés. Mais au vu des « taux de succès », on ne peut que constater : ils étaient de 1,4 % pour le cancer du sein, de 1,0 % pour le cancer de l’intestin, et de 0,7 % pour le cancer de l’estomac. Et ceci au bout de 20 années de recherches intensives dans le domaine de la chimiothérapie et l’investissement de milliards provenant de fonds pour la recherche et de dons faits aux grandes organisations pour le cancer.

Logiquement, tout un chacun devrait maintenant changer sa façon de penser. Mais à quelle réaction devons-nous nous attendre ? Tout porte à croire, que les pouvoirs publics continueront à affirmer sans la moindre retenue que « l’on a fait ce qu’il fallait » au cours des dernières décennies et que la recherche a englouti des milliards de dollars dans la bonne direction. Car dans le cas contraire, la perte de prestige serait immense et dévastatrice, et les conséquences économique et financière catastrophiques pour tous ceux qui vivent — et non meurent — du système ! Et tant pis pour le consommateur, pardon le patient, qui se trouve bien seul lorsqu’il n’a pas accès à l’information lui permettant de prendre conscience de cette autre réalité de la maladie, au moins autant physique que psychologique et spirituelle.

On trouvera sur le site http://www.cancerdecisions.com, les chiffres des effets cytotoxiques de la chimiothérapie sur les cinq années de survie. Ce qui est remarquable, c’est la similarité des résultats entre les deux pays ! A travers ces chiffres, on peut mesurer les conséquences de ces traitements, acceptés le plus souvent au prix de terribles souffrances, dans l’espoir ultime d’une guérison, en réalité bien illusoire.

(*) « The contribution of Cytotoxic Chemotherapy to 5-year Survival in Adult Malignancies » de la revue Clinical Oncology ; 16 : 549-560.


Cette information a été diffusée dans la revue Univers Spirale n°55 du printemps 2009 et reprise par le magazine Votre santé


 Commentaires

Cet article comporte un certain nombre d’ambiguïtés. En première lecture, on comprend que les chimiothérapies, qui constituent souvent l’essentiel du traitement, ne donnent lieu qu’à un taux de survie de l’ordre de 2,2%. On comprend ainsi que l’étude semble admettre une distorsion importante entre ce résultat et les chiffres officiels, dont on dit qu’ils sont en Australie de 60%.

Ceux qui ont lu mon livre, savent maintenant comment sont faites les statistiques de survie pour les cancers. Les chiffres de 60% sont parfaitement ridicules et complètement faussés. Pourtant, l’auteur de l’article, en anglais, ne semble pas reconnaître l’incohérence de ce différentiel et encore moins l’expliquer.

C’est aussi un écueil de la pensée fragmentaire qui permet d’étudier séparément deux faits en omettant de les relier entre eux. Ainsi, les chimiothérapies sont inopérantes (en particulier sur les tumeurs solides) mais les traitements contre le cancer fonctionnent convenablement.

C’est évidemment invraisemblable et donc les traitements contre le cancer ne fonctionnent qu’à un niveau qui permet de n’espérer qu’une survie de l’ordre de 5%, ce qui est sans commune mesure avec les chiffres avancés par les instances médicales, mais bien plus proches du ressenti de la population.

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