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Evidence based medecine ou bon-sens ?
lundi
10 mai 2010
, par
Christian Portal
Evidence medecine based : cette locution constitue maintenant le dogme de la religion médicale moderne. Avoir des pratiques médicales fondées sur les preuves semble une chose finalement assez raisonnable et personne ne devrait s’en offusquer. Pourtant, ce filtre de la pensée ne semble s’exercer que pour contredire toute les démarches qui ne s’appuient pas sur la technique ou la chimie. D’ailleurs, souvent dans ce cas, la preuve est régulièrement établie par une forme d’évidence qui se veut être un bon sens commun. C’est ainsi, lorsqu’on parle de vaccinations, que l’on nous sert cet argument : « l’efficacité des vaccinations na plus à être démontrée ». Pendant de nombreuses années, cette affirmation a été suffisante, pourtant, à la suite de la crise de la grippeA, le professeur Dubernard a affirmé qu’il n’existait pas de preuves scientifiques à l’utilité des vaccins [1]. Ce chirurgien, professeur de médecine, blanchi sous le harnais de la médecine conventionnelle n’a pas de raison de faire cette déclaration, qu’il réaffirmera au cours des débats, sans des motifs solides - sachant qu’il serait facilement contredit - si ce n’était pas vrai. Cet exemple récent est là pour rappeler que l’évidence ne peut en rien servir de démonstration. D’ailleurs, l’évidence n’est rien d’autre qu’un élément émergent de notre pensée. Cette émergence est favorisée par nos croyances ou, au mieux, par nos convictions. Elle est d’autant plus forte que la croyance est collective et qu’elle n’est remise en question que par quelques hérétiques que, selon le lieu ou l’époque, on frappera d’ostracisme, on brulera, on emprisonnera [2] ou on discréditera [3]. Il existe encore une voie plus “douce” qui consiste à priver le contestataire de moyens d’existence. Si c’est un chercheur, on le prive de ses crédits [4] ou on l’interdit de publication [5]. Si c’est un citoyen, de grosses multinationales lui intenteront des procès destinés à le ruiner [6].
Le problème est que, même en matière de démonstration scientifique, il est possible de “tricher” pour obtenir le résultat que l’on escompte. Cette demande peut être le fait d’une volonté initiale plus ou moins explicite du chercheur ou du bailleur de fonds. On le voit, par exemple, avec les chercheurs du GIEC dont l’objectif affirmé est de mesurer les effets du réchauffement climatique alors que cette thèse est loin d’être démontrée. Il y a d’ailleurs, sur cette question, une confusion entre, d’une part, des politiques et des acteurs militants et, d’autre part, les chercheurs inscrits dans cette mouvance. Les premiers s’appuient sur les seconds pour justifier de leurs positions et les seconds trouvent leurs crédits grâce au soutien des premiers. Ainsi, la boucle est bouclée ! C’est de cette façon que la science est parée de toutes les vertus car elle bénéficie d’une force de démonstration. Et puisqu’elle démontre, ce qu’elle dit, est forcément vrai.
Pourtant, même pour les sciences dures, les conclusions peuvent être contestées par d’autres courants scientifiques qui ont vite fait d’être catalogués comme négationnistes. Cette insulte suprême permet de classer ces opposants dans la même catégorie que ceux contestent l’holocauste perpétré par le régime nazi. D’ailleurs, il existe quelques insultes qui vont servir selon la nature ou le thème du sujet contesté. Selon le contexte, on sera qualifié d’antisémite, de négationniste, d’homophobe ou de sectaire. Bien sûr, ces affirmations n’ont pas à être prouvées, juste à être proférées pour clouer le bec des opposants.
En matière de médecine l’appui des sciences, même s’il est nécessaire, donne lieu à encore plus de dérives ; pour des questions d’argent, de pouvoir ou de prestige. « La médecine est un art fondé sur la science ». Je suis désolé de le dire mais LA science est un “machin” qui n’existe pas. Au mieux, il existe des champs scientifiques de la connaissance. Il s’agit d’espaces accessibles aux méthodes scientifiques, ce qui laisse supposer que d’autres domaines ne sont pas accessibles aux activités scientifiques. Par contre, d’autres moyens pourraient permettre d’y avoir accès. On constate que j’emploie le conditionnel, ce qui montre que je n’en sais rien ou que, si je sais, je n’ai pas les moyens de la preuve.
Alors, puisqu’il est question de “bon sens”, je suis également convaincu qu’il faut rester méfiant et faire le tri entre le certain, le probable et le possible. Hélas, que sait-on du certain ?
La médecine officielle prétend que le cancer ne peut être soigné et guéri que par les « méthodes basées sur l’évidence ». Là aussi, il peut être question de bon sens. Je vous invite à un calcul simple que vous pourrez répéter de nombreuses fois. Plus vous le répéterez et plus il sera probant.
Avant toutes choses, je rappelle que depuis 2007, la courbe de mortalité par cancer a dépassé la courbe de mortalité par maladies cardio-vasculaires. Ceci a pour conséquence que ces deux groupes de maladies font, à peu près, autant de morts l’une que l’autre.
Maintenant, posez-vous la question, et répétez là autour de vous : « combien je connais de personnes décédées de maladies cardio-vasculaires et combien j’en connais qui le sont à cause d’un cancer » ?
Normalement, on devrait trouver un nombre de même grandeur, pourtant, à chaque fois, on tombe sur des chiffres 10 à 20 à fois plus élevés pour les cancers. Comment ce fait-il que notre ressenti soit, à ce point, en décalage avec les données, scientifiques justement ?
Deux solutions : Soit, nous sommes trompés par des aspects émotionnels. les maladies cardiaques sont plus brutales et font moins souffrir que les cancers. La durée des cancers et leur issue, souvent fatale, marquent sans doute davantage les esprits. Soit, on nous baratine sur les chiffres, pour des motifs inavouables et, encore une fois, à l’aide de moyens scientifiques.
Il est, pour moi certain, même si la première cause n’est pas totalement à exclure que la deuxième soit la plus justifiée. D’ailleurs cette médecine qui ne sait pas soigner un rhume, une grippe, une sciatique, voudrait être la seule en mesure de soigner les maladies graves.
Alors, parce que des gens ont encore du bon sens, ils perçoivent ces données et affirment leur désir de se soigner autrement et choisissent, pourquoi pas, de mourir comme ils l’entendent. A partir de là, on peut leur reprocher de faire n’importe quoi mais qui est-on pour juger de l’intimité de ces choix ? Le problème est que notre société veut tout régenter. Cette intention serait louable si elle s’appuyait sur de réelles compétences et sur une honnêteté sans faille mais, hélas, nos règlements ne nous protègent pas de la vache folle, des OGM, des médicaments miracles retirés du marché après avoir tués plusieurs dizaines de milliers de personnes [7].
Puisqu’il est question de bon sens, je m’étonne du consensus qui existe à propos de psychothérapies qui durent pendant des années à une ou deux séances par semaine, pour des bénéfices très douteux (sauf pour le thérapeute).
Alors, au fond, il n’y a que deux solutions. Ou bien, on fait un grand ménage de type dictatorial et inquisitorial, en clouant au pilori tout ce qui est hors de la nouvelle religion, LA science, ou bien, on permet aux personnes de retrouver leur majorité qui les autorisent enfin à faire des choix en toute connaissance de cause et à les assumer pleinement. Il n’y a pas de liberté sans connaissance ni de liberté sans responsabilité. [1] Le président Jean-Michel Dubernard, député, a rappelé « qu’il n’existe pas de preuve scientifique sur l’utilité des vaccins ». Source : Réunie le mercredi 6 juin 2007, sous la présidence de M. Jean-Michel Dubernard, président, l’Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé a tenu une table ronde sur le thème « Les vaccins en France : quels enjeux pour l’industrie pharmaceutique et la recherche ? », à laquelle ont participé le docteur Fabian Wild, Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) Unité 404 Immunité et Vaccination, M. Fabrice Meillier, chargé de mission des affaires réglementaires du Leem (Les entreprises du médicament), MM. Hervé Raoul, directeur, François-Loïc Cosser, directeur d’unité, et Vincent Lotteau, chargé des aspects immunitaires et vaccinaux, à l’Inserm Laboratoire P4 Jean Mérieux, M. François Guillemin, directeur général de Lyonbiopôle, M. Bertrand Alexandre, directeur de la BU Vaccins de Glaxo Smith Kline (GSK) France, président du Comité vaccins du Leem, M. Alain Sabouraud, pharmacien responsable de Sanofi Pasteur et M. Eric Lecocq, directeur général France de Sanofi Pasteur MSD, et M. Vianney Moreau, directeur des opérations Novartis Vaccines. http://www.senat.fr/rap/r06-476/r06... [2] Ryke Geerd Hamer [3] Jacques Benvéniste [4] Christian Vélot [5] Mirko Beljanski qui a tout subi, suppression des crédits, discrédit, ostracisme et emprisonnement [6] Étienne Cendrier pour les ondes électromagnétiques liées aux antennes-relais, l’association Kokopelli pour les semences libres, etc. [7] Vioxx, médicaments anti-inflammatoire qui a fait entre 80 000 et 140 000 morts aux États-Unis Répondre à cet article |
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