|
Sur le Web
Association Sun Simiao
Virus et bactéries en partie responsables de l'obésité ? Polémique sur l'ulcère à l'estomac Position maternelle de l'accouchement Grippe aviaire Blog de Jacques Boutault
Élections régionales : merci aux électeurs du 2e arrondissement La Canopée des Halles : est-ce bien raisonnable ? Mes voeux au 2e arrondissement… et à la planète Le budget 2010 de Paris tourne le dos à l'écologie Citron Vert
Aide au développement : le discret renoncement Emplois de services à la personne INPI ... toyable Brennilis : avis défavorable![]() |
Les impasses d’une médecine chimique
samedi
15 juillet 2006
, par
Christian Portal
L’allopathie est elle incompatible avec une démarche écologique ? La question a déjà été évoquée dans un article, mais ici nous proposerons une réponse plus nuancée en séparant la médecine allopathique de l’accompagnement pharmaceutique chimique de la deuxième moitié du 20e siècle. Le problème n’est pas l’allopathie, mais la confusion entre un principe médical honorable et la dérive chimique de celui-ci. Par exemple, la médecine chinoise traditionnelle est une médecine allopathique. Elle définit des états pathologiques et produit des traitements qui s’opposent à la maladie. Il en est de même pour la phytothérapie occidentale, qui recouvre une bonne part de ce qu’était la médecine occidentale avant que la chimie n’isole des principes actifs qui viennent remplacer les plantes, mais aussi les produits minéraux.
Les produits minéraux et les plantes sont des produits chimiques, mais ils sont complexes, et même infiniment. Or vouloir remplacer une plante par ce qu’on considère comme son principe actif et le synthétiser conduit certes à des produits quelquefois efficaces ou très efficaces, mais souvent non dénués d’effets délétères. Par exemple, l’artichaut est efficace sur le foie, mais en isolant tous ses principes actifs, on n’a pas pu en trouver un qui justifie l’action de la plante entière. Il en est de même pour de nombreuses plantes. De plus, les plantes et autres substances, animales ou minérales, sont utilisées en combinaisons complexes, ce qui n’a rien à voir avec une substance chimique à molécule unique.
Le plus important de cette démarche, c’est qu’elle a fondamentalement modifié la vision médicale occidentale. Là où il y a des substances complexes et subtilement agencées, on les remplace par des molécules uniques, et de même, où il y a des phénomènes complexes, on cherche à les réduire à des protocoles simples, même si personne ne doute de la complexité globale. Cela conduit le médecin occidental moderne à une vision automatisée des maladies. Un vecteur infectieux, une infection. Un gène défectueux, une maladie génétique. Et finalement on recherche toujours des causes simples et uniques, avec une tendance à nier les causes multiples, et en particulier, celles sur lesquelles on ne peut agir. Par exemple, les aspects émotionnels comme cause déclenchante d’un cancer, d’une infection, ou d’un désordre hormonal. On a vu des individus déclarés séropositifs qui ont déclenché un SIDA, alors que le diagnostic était faux (erreur de personne au laboratoire). On signale aussi le cas de cette personne morte de froid dans camion frigorifique ... débranché.
La pensée médicale actuelle, avec l’automaticité et l’unicité des causes, conduit à des traitements systématisés, vaccinations génaralisées, antibiothérapies systématiques pour quelques cas de méningites. Pourtant, la situation la plus intéressante, du point de vue de la recherche, ne porte pas sur les malades, mais sur ceux qui ne le sont pas. Ce sont bien ceux qui ne sont pas malades lors d’une épidémie de grippe qui sont intéressants, car ils montrent la voie d’une opportunité de santé publique. De même, malgré une exposition commune aux particules d’amiante, tous les sujets ne tombent pas malades en même temps. C’est sur cette résistance qu’il convient de porter les efforts de recherche, car c’est elle, qui là aussi, permet d’envisager des solutions pertinentes.
Ailleurs, en physique, on s’oriente de plus en plus sur des compréhensions interdépendantes. La théorie du chaos ou la mécanique quantique en sont des exemples. On retrouve cette opposition dans les théories psychologiques des apprentissages : les conceptions cognitivistes, plutôt réductives et accumulatives, et les conceptions écologistes qui conçoivent les apprentissages comme des processus d’autoadaptation. La construction d’une termitière représente cette progression autoadaptative de nature écologiste. Malgré cela, la médecine occidentale s’enfonce dans des démarches toujours plus découpées, séparées et spécialisées.
Cette pensée conduit à des raisonnements tordus ; le dernier en date est représenté par la découverte d’un agent infectieux de l’obésité. C’est tellement plus simple que de manger mieux ou de réduire sa ration alimentaire. De même, on a toujours constaté que l’ulcère de l’estomac survenait chez les personnes tendues et frustrées, ce qu’en médecine chinoise on interprète comme une perturbation du foie (organe lié à la colère, exprimée ou non) qui vient agir sur l’estomac. Rien de tout cela, tout est plus simple, une bactérie, helicobacter pilorii. Sauf qu’on trouve cette bactérie dans des tas d’estomacs sans ulcère, et même de façon courante au sein de certaines populations. Lire la polémique sur l’ulcère à l’estomac.
On connait naturellement les limites de grandeurs : l’infiniment petit, l’infiniment grand. Il existe une autre sorte de limite : l’infiniment complexe. Face à ce défi, il existe deux attitudes :
On aura compris que l’allopathie n’est pas un procédé thérapeutique contestable, mais qu’une évolution récente de la pensée occidentale et scientifique en particulier a entrainé la pensée médicale vers une dérive qui l’a conduit vers une impasse. Cette évolution s’est faite en deux temps. Le positivisme de la fin du 19e siècle et l’avènement du règne de l’industrie chimique dans la deuxième moitié du 20e siècle.
Donc favorables au pluralisme thérapeutique, nous ne pouvons rien avoir contre l’allopathie, mais écologistes, nous ne pouvons qu’être en désaccord avec la médecine chimique qui ne peut pas être cautionnée par une démarche écologique. C’est dans cette optique que nous souhaitons développer de terme d’écomédecine, dont la définition pourrait être celle-ci :
Une écomédecine serait une pratique de soin capable de prendre en compte l’ensemble du système traité, statique, organique, émotionnel, et en agissant de la façon la plus subtile possible. Les remèdes ne devront pas entraîner de perturbations importantes et seront obligatoirement adaptés à chaque patient. Aucune pratique ne peut être considérée comme écomédecine dès lors qu’elle use de protocoles systématiques. Il serait bien sûr préférable que les thérapeute soient capables d’agir sur l’ensemble des systèmes et de ce point de vue, un thérapeute généraliste serait supérieur au spécialiste. Sinon, le travail en équipes pluridisciplinaires écomédicales pourrait constituer un alternative acceptable. [1] Le processus d’évaluation des substances chimiques [2] Voir les travaux d’Yvette Parès et de la médecine sénégalaise à l’hôpital traditionnel de Keur Massar Répondre à cet article |
![]() Du même auteur
![]() Christian Portal Stratégies pour les médecines non conventionnelles Proposition d’article pour l’Ecologiste La médecine chimique n’a pas d’avenir Analyse critique du programme santé des Verts Après les journées d’été des Verts Fiches thématiques Quelles évaluations nous propose t’on ? Des enfants cobayes à New York Concept d’écomédecines Etat des recherches en MNC Médicaments ; effets indésirables Les mnc, alternatives ou complémentaires ? Les Verts ne soutiennent pas une démarche écologique en matière de santé Il serait surprenant que les OGM ne soit pas toxiques ! Petite philosophie pour le loup et l’agneau Dossier SIDA Quand les homéopathes se rangent du côté du pouvoir ACECOMED, un collectif au service des médecines écologiques MÉDECINES NON CONVENTIONNELLES & MONDE POLITIQUE Le conseil départemental de l’ordre des médecins adopte une position novatrice et courageuse. Refondation de l’écologie politique Amaroli animal ? Autisme régressif Les médicaments dans les eaux : enfin une évaluation des risques Rejets de polluants émergents : les incertitudes Du Prozac dans l’environnement Toxicité du paracétamol dans les eaux usées Holodent, le site d’Estelle Vereeck Dites non aux OGM Dialogues en humanité Soutiens ACECOMED, qui sommes nous ? ACECOMED et le site Pour une médecine écologique adhèrent à la charte HONcode Manifeste pour une médecine écologique Le colloque du 28 octobre 2006 Le comité directeur Sites amis santé Le prix Rodgers pour récompenser les médecins et chercheurs en médecin Associations membres du collectif Quiproquos sur ordonnance « La conquête de la santé » publié aux éditions Dangles du Dr Pierre Oudinot Ce qu’on nous cache sur les vaccins Médicaments dans l’eau : différents acteurs mobilisés La santé n’est pas une marchandise ! Une surconsommation d’opioïdes sur ordonnance ! La médecine sénégalaise Les risques du vaccin anti-grippe Intoxications au mercure, attention aux amalgames ! Dispensaire Hahnemann Des médicaments dans l’eau du robinet Les pesticides, l’étau se resserre ! Accidents médicamenteux : « Un arrêté qui fait mal » Rapport de l’OMS sur les médecines traditionnelles ACECOMED interrogé pour la phase finale du Grenelle ACECOMED et le Grenelle de l’environnement Une première émission sur la pollution par les médicaments sur Direct8 Croyance et homéopathie Le Vioxx© ou l’exception française ! Vaccin et désinformation ! Cancer : espoirs et désinformation Rejoignez la résistance écologique ! Interview de Claude Bourguignon Le Codex Alimentarius, quelles menaces ? Le psychotrope nouveau est arrivé ! Censure scientifique Conférence de la fondation Denis Guichard Contact L’écologiste n°27 est paru Ne donnez pas au Téléthon ! Mourir pour quelques boutons ? Menaces sur la Ferme de Sainte Marthe Le courage du comité d’éthique du Conseil Départemental de l’Ordre de la Côte d’Or Une heure pour la planète Attention, la colère gronde ! La Terre Sinon Rien Programme des conférences de Christian Portal Reportage cosmétique bio : à la fortune du pot… de terre « Pour une médecine écologique » Sylvie Simon Patrick Lemoine Hervé Staub La santé à deux vitesses Sites amis bio et bien-être Programme de La Terre Sinon Rien Des enfants cobayes à New York Revue de presse CHIMIOTHÉRAPIE : Des taux de réussite autour de... 2,2 % ! S’informer sur la vaccination contre la grippe A/H1N1 Interview médecine écologique Yvette Parès La culpabilité et la peur, les deux outils de la contrainte Imposture médiatique Pourquoi parler de la lèpre ? Interview de Christian Portal au salon ZEN Vous l’avez aimé, partagez le ! Ni Téléthon, ni Sidaction Articles d’Yvette Parès Grippe, florilège d’informations Pour une éducation physique non sportive Evidence based medecine ou bon-sens ? Solutions locales pour un désordre global Marie-Joséphine Grosjean Un nouveau réseau pour le collectif ACECOMED Pourquoi je ne soutiendrai plus le MDRGF Rejoignez le réseau ACECOMED Claire Séverac Décès d’Yvette ParèsEn bref...
60% des malades du cancer ont recours aux médecines alternatives
Solutions locales pour un désordre global
3e colloque de recherche sur le vivant
Festival « Les Z’orties »
Interview de Christian Portal
|