|
Sur le Web
Association Sun Simiao
Virus et bactéries en partie responsables de l'obésité ? Polémique sur l'ulcère à l'estomac Position maternelle de l'accouchement Grippe aviaire Blog de Jacques Boutault
Élections régionales : merci aux électeurs du 2e arrondissement La Canopée des Halles : est-ce bien raisonnable ? Mes voeux au 2e arrondissement… et à la planète Le budget 2010 de Paris tourne le dos à l'écologie Citron Vert
Aide au développement : le discret renoncement Emplois de services à la personne INPI ... toyable Brennilis : avis défavorable![]() |
Manifeste pour une médecine écologique
jeudi
11 janvier 2007
, par
Christian Portal
Le manifeste est maintenant prêt à être signé. Il est également disponible au format PDF, utile pour obtenir la dernière page réservée aux signatures.
Manifeste pour une médecine écologiquePréambuleLe 7 mai 2004, l’Appel de Paris soulignait et attestait des dangers relatifs à la pollution chimique. Cet appel faisait pourtant l’impasse sur la nature et les conséquences des pratiques médicales actuelles. Il ne peut pourtant y avoir de subsidiarité en matière de toxicité et s’il est entendu que les produits chimiques réputés toxiques doivent être bannis de l’environnement des populations, en principe saines, ils devraient être encore moins utilisés en matière de traitement, surtout quand les personnes concernées sont affaiblies par la maladie.
Ce manifeste reprend donc certains articles de l’Appel de Paris que nous jugeons pertinents dans l’aspect particulier qui nous occupe. Il prétend cependant l’étendre à la pratique médicale, en cherchant à promouvoir, aussi dans ce domaine, l’application de principes écologiques.
Rappelant que, selon la Constitution de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) du 7 avril 1948, la santé est un « état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité »,
Rappelant l’attachement aux principes universels des Droits de l’Homme affirmés par la Déclaration universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948 et les deux pactes internationaux des Nations Unies relatifs aux droits économiques, sociaux et culturels et en particulier, son article 12.1, qui reconnaît le droit pour toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale qu’elle soit capable d’atteindre,
Rappelant que la Conférence des Nations Unies sur l’environnement a affirmé dans la Déclaration de Stockholm du 16 juin 1972, que l’homme a un droit fondamental à la liberté, à l’égalité et à des conditions de vie satisfaisantes dans un environnement dont la qualité lui permette de vivre dans la dignité et le bien-être et que le droit à la vie même fait partie des droits fondamentaux,
Rappelant que depuis 1997, avec la résolution A4-0075/97, le parlement européen s’est prononcé en faveur de la reconnaissance des médecines non conventionnelles dans les pays membres de l’Union Européenne,
Rappelant les lois nationales de certains pays de la communauté européenne qui se sont prononcés pour un aménagement de la liberté thérapeutique ou pour la responsabilisation du patient fondée sur son consentement éclairé,
Rappelant que certains pays de la communauté européenne disposent déjà d’une organisation partielle de l’exercice des médecines non conventionnelles,
Rappelant le texte de l’OMS, « Stratégies pour les médecines traditionnelles pour 2002-2005 » qui préconise aux Etats,
AttendusConsidérant, après des succès médicaux indéniables, les échecs et impasses thérapeutiques actuels : cancers, virus, résistances aux antibiotiques,
Considérant les pollutions diverses relatives à l’exercice médical à travers les rejets dans les eaux, en particulier les traitements hormonaux, antibiotiques, antimitotiques ou radio-thérapeutiques,
Considérant les modes de fabrication potentiellement polluants des médicaments,
Considérant les dérives qui conduisent à une surconsommation médicamenteuse, sans amélioration notable de la santé,
Considérant les scandales en relation avec l’aspect commercial des pratiques médicales : sang contaminé, hormones de croissance, opérations abusives,
Considérant le nombre sans cesse croissant de victimes de maladies iatrogènes (causées par les effets secondaires, les prescriptions indues ou erronées et la mauvaise utilisation des médicaments),
Considérant l’existence d’une agriculture conventionnelle responsable de graves pollutions, mais considérant aussi celle d’une médecine conventionnelle prenant ses principes sur la même philosophie et s’appuyant sur la même industrie chimique, et considérant enfin que, de même qu’il existe une agriculture biologique comme alternative à l’agriculture chimique, il est légitime de laisser émerger des alternatives écologiques pour les pratiques médicales,
Considérant la biodiversité, sous tous ses aspects, semences, plantes médicinales, préparations phytosanitaires ou médicinales naturelles,
Considérant la diversité culturelle et scientifique que représentent les médecines traditionnelles, et les méthodes thérapeutiques locales,
Constatant l’émergence de nouvelles maladies infectieuses ou le retour en force d’anciennes, pour lesquelles il n’existe plus de traitement efficace,
Constatant l’échec économique du système biomédical actuel reposant sur une surenchère d’offres toujours croissantes et coûteuses de médicaments et de technologies, sans incidence positive suffisante sur la santé,
Constatant la forte demande du public, pour les médecines alternatives, ressenties comme des pratiques médicales plus respectueuses de l’individu et de l’environnement,
Constatant les attaques des grands groupes chimiques contre cette biodiversité, à travers les procès contre les organisations qui veulent préserver les semences anciennes, les mesures prises contre la fabrication de complexes phytosanitaires naturels : purins de plantes et d’ortie en particulier,
Constatant les attaques à l’encontre des « médecines non conventionnelles », grâce aux alliances objectives entre les médias, le monde politique et de puissants lobbies,
DéclarationNous, citoyens, patients, humanistes, juristes, scientifiques, thérapeutes et médecins, devant la gravité des atteintes à la liberté de nos choix thérapeutiques, déclarons que :
Article 1 : Le développement de nombreuses maladies est consécutif à la dégradation de l’environnement et à l’affaiblissement des organismes fragilisés par des modes de vie antinaturels, y compris sur le plan médical.
Article 2 : Ces graves atteintes font peser une lourde hypothèque sur la qualité du patrimoine génétique de l’humanité.
Article 3 : Les pratiques médicales traditionnelles constituent une ressource humaine inestimable qui doit être considérée comme un patrimoine de l’humanité ; la recherche dans ces domaines doit être soutenue.
Nous appelons les décideurs politiques nationaux, les instances européennes, les organismes internationaux, en particulier l’Organisation des Nations Unies (ONU), à prendre toutes les mesures nécessaires et en particulier :
Mesure 1 : Reconnaître au patient le droit de choisir la méthode thérapeutique qui lui convient, de façon complémentaire ou alternative. Considérant que ce point ne doit pas conduire les patients à être soignés hors d’un cadre institutionnel rigoureux.
Mesure 2 : Etablir le droit à la continuité des soins : un patient suivi en « médecines non conventionnelles » doit pouvoir poursuivre son traitement même s’il est pris en charge par un service d’urgence, s’il est hospitalisé ou emprisonné.
Mesure 3 : Reconnaître aux thérapeutes le droit d’utiliser toute méthode thérapeutique, pour laquelle ils ont reçu une formation satisfaisante, dès lors qu’il y a consentement éclairé du patient. Le choix thérapeutique non conventionnel ne peut donc pas en tant que tel représenter une raison de poursuite judiciaire ou ordinale.
Mesure 4 : Mettre en œuvre toutes les dispositions permettant la mise en place immédiate du pluralisme thérapeutique.
Mesure 5 : Favoriser la transparence de toutes les pratiques médicales, de façon à donner au patient tous les éléments lui permettant de réellement être en mesure d’affirmer ses choix thérapeutiques et d’en assumer la responsabilité pleine et entière.
Mesure 6 : Les chercheurs capables de produire et d’inventer de nouvelles méthodes de traitements écologiquement acceptables doivent être encouragés et leurs découvertes systématiquement étudiées même si la science moderne n’est pas encore en mesure d’expliquer les résultats obtenus.
Mesure 7 : Ne plus autoriser les organismes génétiquement modifiés, dont la dissémination génétique pourrait constituer une catastrophe pour la biodiversité, et dont la consommation pourrait avoir des conséquences sérieuses sur la santé humaine.
Mesure 8 : Donner un cadre spécifique pour la culture, la récolte, le contrôle et la délivrance des plantes médicinales, en instituant les métiers de l’herboristerie dans les pays où ils n’existent pas et en autorisant les préparations à base de plantes et de minéraux pour traiter les cultures et les sols.
Mesure 9 : Limiter au strict nécessaire l’expérimentation animale et recourir à des modèles scientifiques écologiquement compatibles.
De l’ensemble de ces mesures, nous souhaitons voir émerger des pratiques médicales compatibles avec les mesures écologiques au cœur des grands débats actuels, mesures dont la nécessité apparaît de plus en plus absolue pour que la terre ne subisse pas rapidement une 6e extinction biologique. Répondre à cet article |
![]() Mots-clés de l'article
Du même auteur
![]() Christian Portal Stratégies pour les médecines non conventionnelles Proposition d’article pour l’Ecologiste La médecine chimique n’a pas d’avenir Analyse critique du programme santé des Verts Après les journées d’été des Verts Fiches thématiques Quelles évaluations nous propose t’on ? Des enfants cobayes à New York Concept d’écomédecines Etat des recherches en MNC Médicaments ; effets indésirables Les mnc, alternatives ou complémentaires ? Les Verts ne soutiennent pas une démarche écologique en matière de santé Les impasses d’une médecine chimique Il serait surprenant que les OGM ne soit pas toxiques ! Petite philosophie pour le loup et l’agneau Dossier SIDA Quand les homéopathes se rangent du côté du pouvoir ACECOMED, un collectif au service des médecines écologiques MÉDECINES NON CONVENTIONNELLES & MONDE POLITIQUE Le conseil départemental de l’ordre des médecins adopte une position novatrice et courageuse. Refondation de l’écologie politique Amaroli animal ? Autisme régressif Les médicaments dans les eaux : enfin une évaluation des risques Rejets de polluants émergents : les incertitudes Du Prozac dans l’environnement Toxicité du paracétamol dans les eaux usées Holodent, le site d’Estelle Vereeck Dites non aux OGM Dialogues en humanité Soutiens ACECOMED, qui sommes nous ? ACECOMED et le site Pour une médecine écologique adhèrent à la charte HONcode Le colloque du 28 octobre 2006 Le comité directeur Sites amis santé Le prix Rodgers pour récompenser les médecins et chercheurs en médecin Associations membres du collectif Quiproquos sur ordonnance « La conquête de la santé » publié aux éditions Dangles du Dr Pierre Oudinot Ce qu’on nous cache sur les vaccins Médicaments dans l’eau : différents acteurs mobilisés La santé n’est pas une marchandise ! Une surconsommation d’opioïdes sur ordonnance ! La médecine sénégalaise Les risques du vaccin anti-grippe Intoxications au mercure, attention aux amalgames ! Dispensaire Hahnemann Des médicaments dans l’eau du robinet Les pesticides, l’étau se resserre ! Accidents médicamenteux : « Un arrêté qui fait mal » Rapport de l’OMS sur les médecines traditionnelles ACECOMED interrogé pour la phase finale du Grenelle ACECOMED et le Grenelle de l’environnement Une première émission sur la pollution par les médicaments sur Direct8 Croyance et homéopathie Le Vioxx© ou l’exception française ! Vaccin et désinformation ! Cancer : espoirs et désinformation Rejoignez la résistance écologique ! Interview de Claude Bourguignon Le Codex Alimentarius, quelles menaces ? Le psychotrope nouveau est arrivé ! Censure scientifique Conférence de la fondation Denis Guichard Contact L’écologiste n°27 est paru Ne donnez pas au Téléthon ! Mourir pour quelques boutons ? Menaces sur la Ferme de Sainte Marthe Le courage du comité d’éthique du Conseil Départemental de l’Ordre de la Côte d’Or Une heure pour la planète Attention, la colère gronde ! La Terre Sinon Rien Programme des conférences de Christian Portal Reportage cosmétique bio : à la fortune du pot… de terre « Pour une médecine écologique » Sylvie Simon Patrick Lemoine Hervé Staub La santé à deux vitesses Sites amis bio et bien-être Programme de La Terre Sinon Rien Des enfants cobayes à New York Revue de presse CHIMIOTHÉRAPIE : Des taux de réussite autour de... 2,2 % ! S’informer sur la vaccination contre la grippe A/H1N1 Interview médecine écologique Yvette Parès La culpabilité et la peur, les deux outils de la contrainte Imposture médiatique Pourquoi parler de la lèpre ? Interview de Christian Portal au salon ZEN Vous l’avez aimé, partagez le ! Ni Téléthon, ni Sidaction Articles d’Yvette Parès Grippe, florilège d’informations Pour une éducation physique non sportive Evidence based medecine ou bon-sens ? Solutions locales pour un désordre global Marie-Joséphine Grosjean Un nouveau réseau pour le collectif ACECOMED Pourquoi je ne soutiendrai plus le MDRGF Rejoignez le réseau ACECOMED Claire Séverac Décès d’Yvette ParèsEn bref...
60% des malades du cancer ont recours aux médecines alternatives
Solutions locales pour un désordre global
3e colloque de recherche sur le vivant
Festival « Les Z’orties »
Interview de Christian Portal
|