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La médecine chimique n’a pas d’avenir

mercredi 28 juin 2006 , par Christian Portal


La médecine occidentale, essentiellement allopathique, est de par son histoire et par la nature de la société qui l’a engendrée, sous dépendance technologique.

Actuellement, chaque fois que l’on parle de progrès en médecine, il s’agit toujours de progrès technologiques. Une instrumentation en chirurgie, un nouveau procédé d’investigation diagnostique, un nouveau médicament, mais en aucun cas, un progrès médical. Il faut entendre par progrès médical, l’idée que le médecin est en mesure de mieux comprendre le processus qui est à l’origine de la maladie, et ainsi de mieux être capable d’agir.

La médecine moderne décrit de plus en plus finement ce qui ce passe dans le corps du malade, mais cette description ne dit rien du processus à l’origine du désordre pathologique et encore moins la façon d’agir pour corriger le problème et restaurer la situation initiale.

Actuellement, devant un malade, le médecin a absolument besoin de technologie pour définir la maladie -scanner, IRM, analyses médicales, etc.-, mais aussi pour traiter - chirurgie, radiothérapie, ou chimiothérapie. De plus, cette action technologique est toujours déléguée, à une équipe chirurgicale, à des radiothérapeutes, à une industrie pharmaceutique, etc. Le médecin, seul, est le plus souvent impuissant. Ainsi, le maintien de la santé dans notre société est à la merci d’un effondrement technologique.

De même, l’agriculture est à la merci de l’augmentation du prix du pétrole. On sait maintenant -Yves Cochet l’a démontré à propos du « Pic de Hubert »- que si le prix du pétrole augmente, ce sont les engrais, les pesticides, le chauffage des serres, l’énergie motrice qui vont gravement pénaliser cette économie agricole, dont on sait qu’elle est déjà subventionnée à l’extrême limite du raisonnable. Or cette augmentation n’est sans doute pas seulement une hypothèse, mais vraisemblablement une situation inévitable qui pourrait mettre en faillite l’ensemble du système.

De même, notre économie ne pourra pas échapper à un choc technologique qui sera le résultat vraisemblable d’un brutal coup de frein nécessité par une décroissance rendue inéluctable par nos propres excès et par ceux à venir de la Chine et de l’Inde. Dès que ces deux pays auront augmenté encore leur production, nos économies seront ruinées par l’augmentation du prix des matières premières, le différentiel des coûts de main d’œuvre et le formidable volume de produits généré par ces deux géants sur le plan démographique.

Tous les indicateurs montrent que notre santé va nous coûter plus que nous ne pouvons déjà payer. Il apparaît évident que nous arriverons à un point où nous ne pourrons plus nous payer la médecine que nous sommes en train de fabriquer. Que fera le médecin s’il ne peut plus prescrire des examens et s’il doit se contenter d’anciens médicaments ? Et s’il n’a plus de médicaments disponibles ou si le patient n’a plus les moyens de les payer ? Car il ne faut pas se faire d’illusions, tout le monde ne sera pas à égalité devant les désordres qui s’annoncent. Les solidarités actuelles exploseront devant l’ampleur des problèmes. Cela a déjà commencé à se produire.

Il faut que la médecine retrouve la capacité à des analyses fondées sur les capacités humaines, l’observation, l’auscultation, l’écoute du patient, le relevé des signes, la palpation, etc. Les médecines traditionnelles offrent des possibilités très importantes grâce aux plantes ou aux techniques manuelles. Même l’homéopathie si elle se montre capable de s’affranchir de la tutelle de la médecine occidentale peut offrir des solutions thérapeutiques non coûteuses et dont les productions peuvent être réalisées par des pharmaciens avec des moyens même rudimentaires.

Les mouvements politiques vers une sobriété économique montrent la voie à suivre. Il ne s’agit pas de retour en arrière, mais à terme, il est clair que nous ne pourrons pas continuer comme cela. De plus, nous devrons apprendre la sobriété dans la consommation et dans les moyens à mettre en œuvre. Pour rester en bonne santé, il ne faut pas seulement agir pour soigner, mais avant tout développer des conduites alimentaires, environnementales, émotionnelles, relationnelles et spirituelles.

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5 Messages

  • L’allopathie n’a pas d’avenir ?

    8 avril 2009 18:15, par tremolat

    Pour ma part en tant que patiente et médecin, je suis fort aise que les antibiotiques, tout allopathiques qu’ils soient, nous permettent de guérir de maladies autrefois mortelles ! au 19 eme siècle l’espérance de vie à la naissance n France n’excédait guère 40 ans avec une mortalité infantile effroyable. Alors, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Il y a des excès certes, mais aussi du bon dans la médecine « moderne ».

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    • L’allopathie n’a pas d’avenir ? 19 avril 2009 16:38, par Christian Portal

      Bonjour,

      Il ne s’agit pas d’une réflexion parcellaire dans laquelle on pourrait trouver de bonnes raisons d’utiliser un produit ou un autre mais bien d’une réflexion globale et surtout systémique. C’est d’ailleurs une erreur de ma part que d’avoir intitulé cet article « l’allopathie n’a pas d’avenir », c’est pourquoi, grâce à votre commentaire, je l’ai modifié. Depuis, dans mon dernier livre, je différencie l’allopathie et la médecine chimique qui ont été historiquement confondues, mais qui en réalité, n’ont rien à voir. Afin de mieux percevoir ma démarche, je vous invite à le lire. Il sera disponible à partir du 7 mai 2009.

      Cordialement

      Christian

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      • L’allopathie n’a pas d’avenir ? 11 mai 2009 00:22, par Nicole

        Bonsoir Christian

        Personnellement j’ai une vision assez critique de la médecine allopathique pour plusieurs raisons : (selon mes pensées, mon vécu, et mes constats divers et aussi... mes croyances et espoirs)

        1 cette médecine est une médecine de pouvoir
        2 elle est manipulée par l’industrie pharmaceutique
        3 les médecins allopathes me font plus penser à des prescripteurs que des soigneurs
        4 la médecine chimique s’interesse plus souvent au symptome qu’au malade
        5 les pratiques expérimentales sur l’animal doivent être remplacées par des pratiques alternatives, vous parlez de spiritualité, et justement tuer des être vivants pour la survie d’autre me semble contraire à la croissance spirituelle d’autant plus que l’animal et l’homme sont différents alors comment dire que tel effet sur l’animal sera le même sur l’homme... j’y vois là une négligence de l’humain et... de l’animal qui sont tous deux des êtres sensibles
        6 les médecins insistent pour les vaccins (le généraliste m’a dit je ne sais combien de fois qu’il fallait que je vaccine mon fils avec le ROR cherchant à provoquer ma peur sur les éventuelles complications mortelles de la rougeole.
        mon fils a souffert d’otites à répétitions et nous nous sommes trouvé dans le cercle vicieux des antibiotiques des parasynthèses des diabolos etc... puis... ne faisant plus effet... la cortisone car, première prescription des antibiotiques lorsqu’il avait 2 mois pour un simple.. rhume.
        J’ai un jour cessé ce cercle infernal et suis allée vers l’homéopathie et cessé la médication et miracle... il n’a pus été malada.
        7 je ne veux non plus jeter la médecine chimique qui a surement son rôle à jouer mais... elle n’est pas la seule et je
        rêve d’une clinique de médecine alternative
        la médecine du corps et de l’esprit qui ferait grandir l’humain et ferait faire de sacrées économies à la sécurité sociale.
        Bref, je me nourris plus bio que pas bio, mais malheureusement je me soigne avec la chimie car j’ai une épilpesie post traumatique et je souhaiterai arrêter ces médicaments qui m’empoisonnent et empoissonnent la nappe phréatique entre autres. Cela fait plus de 5 ans que je n’ai pas eu de crise je n’en ai eu que 3 et le médecin neurologue me fait peur :
        « si vous n’arrêtez pas le traitement cela ira mal, vous devrez le garder à vie ! »
        je suis convaincue que je peux faire autrement et tôt ou tard.. je le ferai.
        car je veux croire en la faculté de récupération de mon cerveau après un trauma crânien .
        Voilà merci de m’avoir lue et je vous souhaite du succés dans votre nouveau livre.
        Bien cordialement
        Nicole

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        • L’allopathie n’a pas d’avenir ? 17 mai 2009 09:59, par Christian Portal

          Certes, l’hygiène est une chose importante mais il ne faut pas faire crédit à Pasteur de tout ce qui touche au microbes. C’est en effet l’obstétricien Hongrois Semmelweiss qui est le précurseur des mesures d’hygiène par le lavage des mains dans les maternités.
          On doit surtout à Pasteur la découverte des levures, ce qui a permis d’améliorer les techniques de vinification.
          Sa vision du monomorphisme des microbes nous a conduit dans des impasses thérapeutiques. ces impasses ont été confortées par la pharmacologie chimique qui s’est parfaitement accommodée de cette vision pour renforcer son influence économique.

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      • L’allopathie n’a pas d’avenir ? 11 mai 2009 00:27, par Nicole

        Je voudrais également rajouter que, si les maladies virales n’existent plus c’est aussi parce que l’hygiène est présente alors qu’au moyen âge elle ne l’était pas, qu’il n’y avait pas d’eau courante, que plusieurs personnes dormaient dans le même lit, vivaient avec des rats, des puces etc... qu’il n’y avait aucune condition sanitaire saine et donc cela favorisait la propagation des virus par bouillons de cultures.
        Pasteur a reconnu qu’en se lavant les mains on réduisait le risque d’infection. Et aujourd’hui, malgrès la chimie il existe des maladies neusocomiales et j’entends de plus en plus des personnes se plaindre que leur traitement ne leur fait pas effet traitement antibiotiques ...
        bien évidemment si je venais à avoir une septicémie j’accepterai la médecine chimique mais uniquement en cas d’extrême urgence.

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