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Une surconsommation d’opioïdes sur ordonnance !

mardi 12 décembre 2006 , par Christian Portal


« OTTAWA (20 novembre 2006) - Une nouvelle étude réalisée dans sept grandes villes canadiennes révèle que les opioïdes obtenus sur ordonnance, et non l’héroïne, représentent la plus importante forme d’utilisation illicite d’opioïdes. Ces conclusions soulèvent des doutes au sujet de l’orientation actuelle des programmes de lutte contre les drogues et de traitement des toxicomanes au Canada.

Une équipe dirigée par le Dr Benedikt Fischer, chercheur financé par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) au Centre de recherche sur les toxicomanies de l’Université de Victoria, a publié ses conclusions dans le numéro du 21 novembre 2006 du Journal de l’Association médicale canadienne.

Les opioïdes sont couramment prescrits pour soulager la douleur (comme analgésiques). Les opioïdes d’ordonnance qui sont le plus souvent prescrits au Canada sont entre autres l’Oxycontin, la morphine, le Demerol, le Percodan et le Tylenol 3 ou 4.

« Notre étude donne à penser que l’héroïne est devenue une forme de plus en plus marginale de toxicomanie chez les utilisateurs d’opioïdes illicites au Canada, surtout en dehors de Vancouver et de Montréal » , affirme le Dr Fischer. »

Texte complet sur le site des Instituts de recherche en santé du Canada http://www.cihr-irsc.gc.ca/f/32723.html

Les résultats de l’étude OPICAN poseraient ils les mêmes problèmes si nos sociétés occidentales étaient en mesure de payer la facture ? Car enfin, ces opioïdes sont prescrits par des médecins, sauf à penser que toutes les prescriptions sont le résultat de vols de formulaires d’ordonnances.

Il semble que de plus en plus, les réactions vertueuses sur la surconsommation médicamenteuse posent plus de problèmes économiques que médicaux. En fait, il est difficile de savoir si les interrogations concernant l’excès de prescriptions d’antibiotiques en France repose seulement sur notre incapacité à boucler le budget de la sécurité sociale ou alors si la situation sanitaire entre dans une large part du débat.

Toutes ces surconsommations, en France au moins, se poursuivent malgré les campagnes gouvernementales pour faire baisser les usages inutiles d’antibiotiques ou malgré notre triste record de consommation de psychotropes. Et on viendra dire ensuite que la France est le pays du bon-vivre !

On peut donc vraiment se poser la question : Y a t’il un pilote dans l’avion de la médecine occidentale ? Sans doute, la réponse est oui, puisque le système poursuit inéluctablement le chemin d’une surconsommation médicamenteuse, ou technologiques avec des examens toujours plus nombreux ou sophistiqués. Pourtant, à part des progrès sur la longévité qui datent maintenant de quelques années, on ne peut pas relier l’augmentation pharamineuse des coûts avec une amélioration significative de l’état de santé des habitants des pays industrialisés d’une part, pendant que d’autre part, dans les pays en voie de développement la situation n’a jamais été aussi catastrophique.

A qui donc profite cette situation ? Indubitablement à l’industrie médico-pharmaceutique ! Cet état de fait conduit non seulement à une dégradation progressive de la santé par des prescriptions abusives et des consommations disproportionnées avec les résultats obtenus, mais également par des rejets dans l’environnement préjudiciables à tous, même ceux qui évitent ces conduites. De plus la mise en péril économique de nos systèmes de solidarité ne fait qu’aggraver la situation des plus démunis. Ils ne pourront plus se soigner comme il était possible auparavant, ce qui serait presque bons pour eux s’ils étaient en mesure de connaître des solutions de rechanges. Malheureusement, la population reste maintenue dans un état de sujétion à cette médecine technologique sans qu’il lui soit possible d’accéder à des soins alternatifs pour des raisons qui tiennent autant à l’opacité et à l’absence d’informations qu’à l’impossibilité économique.

Ce sont parmi les raisons qui ont conduit le collectif ACECOMED à lancer un « manifeste pour une médecine écologique ». Il nous apparaît urgent de nous déterminer collectivement pour des choix économiquement raisonnables et médicalement équilibrés.

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