La santé à deux vitesses

 
  • jeudi 23 avril 2009.
  • La crise donne l’occasion des commerces les plus abjects. Entre les désespérés qui ont un besoin pressant d’argent et ceux qui ne savent pas quoi en faire sinon s’offrir des organes de rechange, il existe de fait un marché qui ne demande qu’à fleurir.

    Le Figaro note qu’en Espagne, « la police s’inquiète d’une multiplication d’annonces offrant un rein ou un poumon contre de fortes sommes ».
    Le journal relève ainsi que selon une association de consommateurs, la Facua, « la crise économique qui frappe sévèrement l’Espagne […] a fait fleurir ce type de petites annonces. [...] D’après le ministère de la Santé et la police, une trentaine d’annonces de la sorte auraient été repérées sur 13 sites Internet ».
    « La plupart du temps, il s’agit d’offres de reins, de poumons, de moelle, en échange de sommes allant de 15.000 à 1 million d’euros. La plupart des vendeurs sont espagnols, mais il y a aussi de nombreux immigrés en provenance d’Amérique latine », explique Le Figaro.
     [1]


    Bien sûr, les autorités espagnoles, comme les autres dont les institutions sont solides, fustigent ces dérives et s’efforcent de mettre fin à ces commerces indignes entre vendeurs aux abois et acheteurs sans scrupules.

    Je parle dans mon livre d’un futur choc technologique qui pourra avoir une cause technique, politique, militaire ou économique qui débouchera sur une médecine à deux vitesses entre des soins toujours plus techniques et coûteux et une population toujours plus nombreuse dans l’incapacité de se la payer. Eh bien, nous en sommes là et même au delà !

    En effet, on aboutit à une médecine qui se complait dans la technicité, sur laquelle les médias s’esbaudissent régulièrement et dont chacun se plait à ignorer les coûts. Cela appelle deux réflexions :

    Compte-tenu du contexte économique, nous devrions nous orienter vers une sobriété thérapeutique et mieux encore intervenir en amont pour avoir le moins possible besoin de cette technologie. Il faut admettre que le besoin technologique en matière de médecine a pour origine l’échec des thérapeutiques initiales. S’il est un progrès indispensable, c’est bien de celui-là dont nous avons besoin.

    Certes, la chirurgie a fait des progrès considérables et on peut observer ces progrès avec émerveillement, mais on ne pas oublier deux choses :

    [1Revue de presse de sante.net

    Un article du site : Pour une médecine écologique
    http://www.medecine-ecologique.info/article.php3?id_article=126