ACECOMED et le Grenelle de l’environnement

 
  • mercredi 13 juin 2007.
  • samedi 9 juin 2007 Propos recueillis par Denis Lebioda pour le site www.contaminations-chimiques.info

    Le Président de la République vient d’annoncer la tenue prochaine d’un Grenelle de l’environnement, avec notamment la volonté d’inscrire au chapitre des priorités gouvernementales, la "santé environnementale".

    Christian Portal, Porte parole pour le collectif ACECOMED, répond à nos questions

    Il souligne la nécessité de reconsidérer ce concept de santé environnementale en santé écologique, ce qui conduit à une autre vision de la santé et du soin...

    "Grenelle de l’environnement" : Questions à Christian Portal

    1 - Le Président de la République vient d’annoncer la tenue prochaine d’un Grenelle de l’environnement, avec notamment la volonté d’inscrire au chapitre des priorités gouvernementales, la "santé environnementale". Que pensez-vous de cette décision ?

    CP : C’est une bonne chose, mais il faut reconsidérer ce concept de santé environnementale en santé écologique. Considérer l’environnement, implicitement ce qui nous entoure et qui d’une certaine façon nous exclu du processus, est une notion à revoir. Nous sommes au sein de notre écosystème, et à ce titre, responsables aussi par nos conduites, de l’état de notre santé.

    Ceci conduit à une autre vision de la santé et du soin. Il est par exemple inenvisageable d’accepter le principe d’une responsabilité environnementale dans les problèmes de santé, et cautionner des méthodes de soins fondées sur la chimie.

    2 - Quelles vous semblent-être les mesures / décisions sur lesquelles devraient déboucher prioritairement ce Grenelle de l’environnement pour vraiment s’attaquer concrètement aux questions de "santé environnementale" ?

    CP : Il faut d’abord une prise de conscience au sein de notre mouvement afin que tous soient conscients que les pesticides et les médicaments font partie de la même famille industrielle, économique et éthique, et qu’ils posent les mêmes problèmes d’environnement et de sécurité.

    Il est pour cela nécessaire d’informer le public sur les limites de la confiance qu’il faut avoir dans ce système.

    Il faut promouvoir la liberté d’actions écologiques qui passe entre autres par les alternatives agricoles et médicales.

    3 - Quels vous semblent être les principaux obstacles / difficultés à surmonter ?

    CP : La confiance aveugle dans le modernisme.

    L’opposition farouche de tous ceux qui ont défendu les conditions qui ont amené là où nous sommes.

    Par exemple, la politique vaccinale qui est très fortement suspectée dans l’épidémie d’autisme régressif qui touche maintenant près d’un enfant sur 150 aux États Unis, à cause du Thimérosal contenu dans certains vaccins.

    4 - A défaut de trouver rapidement des traitements efficaces pour les personnes d’ores et déjà malades, pensez-vous possible de parvenir à une réelle reconnaissance / prise en compte de ces affections et de leurs conséquences humaines, sociales, professionnelles, économiques... ? Si oui, comment ?

    CP : L’amiante et tous les scandales qui ont ou auraient du toucher les médicaments, Distilbène, Vioxx, Prozac, et donc aussi les vaccins ou le sang contaminé ou les hormones de croissance. On voit que le monde politique instrumentalisé par les lobbies reste aveugle au plus élémentaire bon sens et cherche le plus souvent, non comment sortir de la crise, mais comment faire pour éviter de se faire prendre ou simplement que cela se sache.

    L’histoire ne nous rend pas optimiste à court terme, c’est pourquoi nous sommes favorables à la liberté de nos actions et la liberté thérapeutique tout particulièrement qui nous semble être le seul moyen de créer une exemplarité dont il sera possible de tenir compte.

    5 - Comment se positionne / va se positionner votre association dans le cadre de ce volet "santé environnementale" du Grenelle de l’environnement ?

    CP : Participer et repositionner le mouvement sur une volonté de favoriser toutes les alternatives écologiques à tous les problèmes qui se posent et qui sont considérés en dehors de cette préoccupation. Construire une pensée systémique qui est encore trop éloignée des mouvements écologiques qui ont fait de leur spécialisation un cheval de bataille.

    Un article du site : Pour une médecine écologique
    http://www.medecine-ecologique.info/article.php3?id_article=97