Sciences médicales : un déficit de philosophie ?

La biologie semble être un domaine scientifique qui se veut incontournable à travers cette idée de vérité scientifique. Ceci revient à exclure tout ce qui est en dehors de ce champs. Pourtant, la controverse est, en principe, un des éléments essentiels de la construction de cette vérité.

Tout d’abord, je cite la biologie qui est un domaine attaché à la médecine, sujet qui me préoccupe particulièrement. Pourtant derrière cette interrogation, c’est la notion de vérité scientifique que je veux questionner. En effet, depuis quelques années, il n’est plus question que de vérité scientifique comme si elle était unique, intangible et incontestable.

C’est là que le bât blesse ! En effet, pour une large part, cette Vérité érigée en religion est un fait hautement politique. On l’observe notamment pour le climat et en médecine pour les vaccinations. Par exemple, le réchauffement climatique est devenu une antienne qui est répétée sans cesse à tout propos et hors de propos. Si certes, on observe des changements notables, ils ne sont visibles qu’à une échelle humaine. On s’appuie sur des élément comme la température moyenne de la Terre or de nombreux climatologues affirment que c’est une valeur qui n’a pas de sens. On est absolument incapable de faire cette moyenne et, de toute façon, elle ne représente rien de significatif. On remarque, dans le même temps, où on nous assène ce qu’on veut affirmer comme vérité, que jamais on indique les valeurs relatives de gaz à effet de serre, notamment CO2,présent initialement et les apports liés à l’activité humaine. Jamais, dans l’équation, il n’est fait état de l’activité solaire ni des manœuvres, particulièrement opaques, d’ingénierie climatique. Or ces deux aspects peuvent s’avérer cruciaux pour justifier des changements climatiques.

Bien sûr, afin d’appuyer la démonstration, on rapporte régulièrement le résultat d’évènements météorologiques catastrophiques. en oubliant que depuis de nombreuses années, les lieux de ces catastrophes sont surtout impactés par les méfaits du libéralisme économique. En effet, si les villes sont devenues des mégalopoles c’est largement en raison des bouleversements des méthodes agricoles poussées par les grands lobbies des industries chimique et agroalimentaire. Les sols ont été appauvris, les forêts détruites et comme la plupart de ces villes sont en bord de rivière ou de mer, on a également constaté la bétonisation de tous les espaces qui pouvaient avoir une action tampon sur les évènements météorologiques. On voit ainsi que l’ampleur des catastrophes n’est pas le seul fait du réchauffement climatique mais avant tout du développement anarchique de l’urbanisation. C’est aussi la misère des paysans chassés de leur terre par des politiques agricoles soutenues par les lobbies des pesticides qui leur a fait espérer un avenir illusoire en s’entassant dans les villes.

Je dis que ceux qui prétendent soutenir une vérité scientifique sont pervertis par liens avec l’industrie chimique ou par des objectifs très politiques comme l’électrification de notre système énergétique. On remarquera, dans le même temps qu’il est fort peu question de sobriété. Certes, on invite, individuellement, à économiser l’énergie mais l’ensemble de l’économie reste pléthorique et dans une inflation démesurée. On nous vente l’IA mais celle-ci est extrêmement gourmande et tout est fait pour convaincre la population mondiale de poster toujours plus de vidéos sur le web avec des effets sanitaires dramatiques. Ce n’est pas grave car l’ensemble des troubles provoqués fournira à l’industrie pharmaceutique un réservoir inépuisable de consommateurs de médicaments.

D’ailleurs, si même le réchauffement climatique est le résultat de l’activité humaine, les effets sur la santé sont moins importants à court terme que l’empoisonnement généralisé de la population. En effet, l’industrie chimique d’origine pétrolière génère trois types d’éléments : des pesticides, des plastiques et des médicaments. Pour les écologistes et pour de nombreux médecins, les pesticides et les plastiques sont des toxiques ignobles alors que les médicaments sont des produits nobles alors que tous les trois sortent des mêmes concepts. Ils sont issus de la même pensée et des mêmes financements.

La croyance dans ce système médical fondé sur l’utilisation de poisons, le plus souvent incontrôlables, conduit à ce paradoxe que l’on stigmatise toutes les formes de pollutions alors qu’on introduit dans les corps toutes sortes de toxiques et ce, dès le plus jeune âge. Chaque médicament est porteur d’effets indésirables qu’on s’efforce de compenser par un autre, lui-même coupable de nouveaux effets secondaires. Ainsi de consultation en consultation, la somme des médicaments augmente. Si ce n’était que le résultat de prémisses erronées, ce serait déjà grave mais il y a pire  ! Les profits restent insuffisants  ! Il faut trouver des nouvelles occasions de vendre toujours plus de médicaments. La méthode est la même que pour le commerce ordinaire. Il faut convaincre plus de clients d’acheter plus de médicaments. Mais il y a un écueil  ! A part pour l’automédication, ce sont les médecins qui prescrivent. Il faut donc les formater pour que, en toute bonne foi, il fasse consommer de plus en plus de médicaments à de plus en plus de personnes. Pour cela, il y a trois mécanismes  :

  • La création de valeurs biologiques critiques que l’on va modifier de façon à créer toujours plus de malades (cholestérol, hypertension, troubles de l’humeur, etc.). Cela permet de donner plus de médicaments à plus de personnes et pendant plus longtemps.
  • Organiser un dépistage systématique au nom d’une prévention de maladies graves. Ce dépistage aboutit trouver, en moyenne, 25% de faux positifs qui ont même des chances d’être guéris d’une maladie qu’ils n’avaient pas. Renforçant ainsi la croyance en une médecine salvatrice.
  • Enfin, la vaccination systématique. Là encore la même méthode. De plus en plus de vaccins et de plus en plus tôt. Et si le public est rétif on passera par l’obligation. La résistance à cette obligation pourra faire l’objet d’exclusions sociales par le biais des différents systèmes qui se mettent en place progressivement comme la monnaie numérique européenne, l’identité numérique ou la carte vitale.

Pour tous les médicaments, on découvre tous les jours des malversations des laboratoires pour cacher des effets indésirables graves. Presqu’aucun médicaments n’est épargné. Parallèlement, on observe que l’efficacité des vaccinations n’a jamais été démontrée et pourtant, sans la moindre preuve, des politiques, des médecins affirment que celles-ci sont efficaces et sans danger. Un ministre de la santé l’a affirmé de façon péremptoire alors que l’ANSM reconnaissait, sur son site, en Avril 2021, le décès de 900 personnes suite à la vaccination COVID. Ces chiffres ont ensuite disparu du site , du moins de façon facilement accessible. C’est là que la Science intervient. Parée de l’aura qu’on lui accorde et dont elle se revêt, il lui suffit d’affirmer sans preuve. Les opposants seront qualifiés d’antivax ou d’antiscience les rejetant dans le néant. Ce système est tellement perverti qu’un grand laboratoire pharmaceutique (qui s’intitule maintenant «entreprise de santé») , lourdement condamné à plusieurs milliards de dollars pour différentes fraudes scientifiques fait de la publicité les chaînes publiques de télévision et de radio. Ces entreprises ont progressivement contourné la réglementation sur la publicité à la télévision en utilisant des messages prétendument sanitaires.

Après un tel constat, il est temps de revenir au cœur de notre sujet. Qu’apporterait un discours philosophique dans un préalable à toute recherche ? La philosophie est un moyen d’organiser sa pensée et de réfléchir aux grandes questions qui déterminent la pratique. Dans le cas de la médecine, il y a plusieurs questions importantes :

  • Qu’est ce que la santé ?
  • Qu’est-ce qui détermine la vie ?

L’OMS donne une définition de la santé qui est intéressante mais qui n’est plus prise en compte. Car elle évoquait un état plutôt naturel relevant d’un équilibre, ce que les philosophes stoïciens appelait l’ataraxie. Or on constate que la grande tendance est celle de l’artificialisation de la santé. Ce grand mouvement est le résultat d’une financiarisation de la santé et non le produit d’une réflexion concertée.

Concernant la vie, de plus en plus, sa définition est restrictive afin satisfaire à la chirurgie des greffes. Il est important que le greffon soit prélevé sur un individu qui ne soit pas «trop mort». Dans les années 1930, Georges Lakowski avait fait une définition fondée sur une présence vibratoire nécessaire à l’expression de la vie. Toute perturbation de cet état vibratoire entrainait des problèmes de santé. C’est un réponse possible mais il y en sans dote bien d’autres. Les moyens dont on dispose pour observer le monde vont déterminer nos conceptions. La science prétend que seul ce qui est observable et surtout répétable est vrai. Mais c’est méconnaitre toutes les civilisations qui ont construit leurs savoirs sur des appréhensions directes de la nature. C’est le cas des shamans, sorciers, homme-médecine, etc. Sans aller si loin dans des domaines tellement éloigné des sciences, des civilisations anciennes, en Chine, dans l’Égypte ancienne, en Inde ou au Tibet; mais aussi en Afrique , en Amérique ou au moyen Orient, ont créé des systèmes médicaux extrêmement élaborés et performants. On se dépêche évidemment de les mépriser mais on n’hésite pas à les piller sans chercher à comprendre comment ils ont conçu leurs remèdes.

La philosophie ne devrait d’ailleurs pas être l’étude de celle-ci mais devrait passer, dès le plus jeune âge, par l’habitude de réfléchir, de contester, d’argumenter et peut-être d’imaginer afin, plus tard, d’être capable de s’ouvrir à tous les contraires.

LES PATIENTS AU CHEVET DE L’HÔPITAL

Après les milliers de suppression de lits opérés au cours de l’année 2021, en pleine
crise COVID, la situation devient plus claire : on rend responsables les citoyens du dysfonctionnement de leur système de santé alors que celui-ci provient de la politique de réduction des coûts de l’hôpital public.

Ainsi les libertés, celles de circuler, de pratiquer des activités culturelles ou sportives, de se rencontrer, de vivre ensemble, – en fait tout ce qui fait la convivialité de notre société –, sont-elles devenues des variables d’ajustement d’une politique dite sanitaire.

La vision d’Ivan Illich s’est réalisée : le système de santé, à savoir un soin apporté à des patients qui le demandent, se transforme en des consommateurs de santé en addiction avec des drogues nouvelles et, changement de paradigme, obligatoires.
La politique du Président, digne d’Ubu Roi, consiste maintenant à vouloir « emmerder les non vaccinés ». Je laisse aux psychanalystes le soin d’analyser le rôle de l’Anus Présidentiel dans ce flux fécal, nouvelle stratégie de lutte contre le virus, à moins que ce ne soit la Mère Ubu et son célèbre « merdre » qui puisse nous donner des clefs de compréhension. La bouche ne suffisant plus, l’anus prend le relais pour soumettre le peuple.

Je me permets de relever deux conséquences graves de ce changement de paradigme de notre système de santé.

Tout d’abord, – et je suis extrêmement surpris que personne ne l’ait relevé –, la disparition du secret médical, une notion fondamentale de la relation patient-médecin.

Lorsque notre ministre de la santé se permet d’apostropher le député Mélenchon devant la représentation nationale, en relevant que ce dernier a reçu trois injections de vaccin Pfizer® , personne n’a bronché devant ce spectacle effarant. Pas un député pour questionner le ministre sur sa trahison de l’éthique médicale.

Aujourd’hui, un médecin est capable de dévoiler devant la nation toute entière le statut non seulement vaccinal, mais aussi la nature du produit utilisé, ce qui n’est pas sans faire une publicité manifeste pour ce produit. De ce fait le gouvernement fait clairement la promotion, avec les moyens d’une propagande d’État, d’un produit commercial dans un but « sanitaire ».
Pourtant, il est incohérent de prescrire aux moins de cinquante ans un produit qui, s’il protège peut-être des cas graves, n’empêche pas la propagation du virus et rend donc caduque toute stratégie de vaccination de masse.

Quelle sera la prochaine étape ? Vera-t-on le Ministre de la Santé, devant la représentation nationale, dévoiler le dossier médical du candidat Mélenchon à la Présidence de la République : « À votre âge, et avec votre taux de PSA, vous avez un risque élevé de cancer de la prostate, est-ce vraiment raisonnable de vous présenter à la Présidence de la République ? ».

Pourquoi le député Mélenchon n’a-t-il pas porté plainte pour violation du secret médical ? Le deuxième point extrêmement grave du changement de paradigme auquel nous assistons est la levée du consentement. Le lien essentiel qui unissait jusqu’à présent le patient et son médecin était la liberté de prendre ou non le traitement que le médecin lui prescrivait. S’il avait confiance, il prenait volontairement le traitement indiqué, sinon il se soustrayait à une relation dans laquelle il ne voyait pas suffisamment de bénéfice.

Le gouvernement, en voulant passer outre la confiance, et la dignité du patient, a entraîné la parole des médecins dans une spirale de mensonges. Cédric Villani à l’Assemblée Nationale avait déjà exprimé ce phénomène : les français avaient en grande majorité confiance dans la parole des scientifiques, mais pas dans celle des politiques. Aujourd’hui, les français ont-ils encore confiance dans la parole du corps médical ?

La succession de mensonges d’État depuis plus d’un an a profondément changé la donne.

Ainsi, le passe sanitaire ne devait jamais devenir obligatoire dans la vie courante, il ne devait pas être utilisé au delà du 15 novembre, et aujourd’hui le passe vaccinal ne sera jamais utilisé un jour de plus que… ce que les autorités de santé estiment nécessaire !

Pour les psychanalystes, la dénégation sert souvent à exprimer un désir refoulé.
Cette séquence devient effrayante, tant les garde-fous de la démocratie semblent faillir dans une psychose collective. Aucun psychiatre ne s’est encore manifesté pour évoquer le déni de réalité qui semble gouverner le gouvernement.
Voulons nous d’un système de santé où le consentement n’est plus à la base de la relation entre le patient et le médecin ?

Pourrions-nous accepter qu’une intelligence artificielle exige de nous régulièrement des injections de produits sur la base de l’obligation et à partir de données statistiques ?

On imagine l’immense marché que représenterait la quasi suppression de l’hôpital, réduit à une peau de chagrin, au profit d’injections expérimentales, qui si elles n’empêchent pas la maladie, réduisent statistiquement le risque d’une forme grave ? Rêve de gestionnaire qui s’imagine réaliser des économies en transférant l’argent de l’hôpital, qui coûte toujours trop, vers l’industrie pharmaceutique qui, elle, rapporte à des intérêts privés.

Même le personnage de Jules Romain, le célèbre Docteur Knock, aurait été surpris par la crédulité de ses patients-clients. Seul l’État a la puissance nécessaire à l’élaboration et la vérification des statistiques. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si est apparue dans la propagande gouvernementale l’idée « qu’on peut discuter de tout sauf des chiffres ». Les chiffres ne seraient pas à la portée du simple citoyen ? Au contraire, il est essentiel que des contre-pouvoirs puissent s’assurer qu’il n’y ait pas eu de manipulation des statistiques.

Nous ne pouvons laisser l’expertise médicale aux mains de pouvoirs privés qui, à l’image de la certification du Boeing 737 Max par des employés de la firme supervisés par l’Administration Fédérale, conduisent à des désastres.
Les citoyens comme les médecins doivent pouvoir exprimer leurs doutes, être respectés, et ne pas être infantilisés par une bureaucratie devenue incapable de résister aux dérives de l’industrie.

Sans la condition d’un consentement éclairé pour la vaccination, nous sortons du champs de la médecine pour nous engager dans une stratégie politique. Le succès mesurable d’une politique de vaccination, – être un des pays les plus vacciné au monde –, peut se retourner bien vite contre les politiciens au cas où le vaccin ne tiendrait pas ses promesses. Les apprentis sorciers ne font pas toujours des médecins.

François Rosolato janvier 2022.

Du comportement

Ce qui suit ne constitue nullement une leçon (bien prétentieux qui pourrait y prétendre) mais plutôt l’exposé d’une thèse qui, si elle devait être exacte, pourrait peut-être s’avérer utile, au moins dans certains cas.

1 – Pourquoi s’intéresser plus particulièrement au comportement ?

On s’intéresse au comportement dès lors que l’on porte plus l’accent sur les hommes que sur les structures, dès lors aussi qu’on a l’intuition que nombre de problèmes sont induits par un comportement inadéquat.

Les structures étant de surcroît conçues, réalisées et conduites pour les hommes, les résultats qu’elles permettent d’obtenir sont influencés de façon majeure par le comportement de ceux-ci.

Le comportement est a la base de la vie (comment exister si on devait négliger de s’alimenter par exemple) c’est donc un point tout à fait essentiel. Ce qui nous intéresse ici est cependant moins le comportement « réflexe » que celui conduisant à une relation avec quelque chose, notamment avec les autres. Plus particulièrement, le comportement qui nous intéresse est le comportement soumis à nos vouloirs.

Comment déterminer le comportement convenable ? Existe-t-il un parangon de comportement ? Si tel était le cas serait-il applicable à chacun ?
Pour tenter de répondre à ces questions on ressent le besoin de se doter d’un référentiel.

On peut distinguer sommairement six sortes de relations.

1.1. Les relations :

  • avec soi-même (c’est une relation permanente; cette caractéristique évidente est importante de ce fait),
  • avec sa famille (lien d’engendrement. relation en rapport avec l’inné ),
  • avec ses amis (relation en rapport avec l’acquis et l’affinité).
  • avec son entreprise ou plus généralement dans le contexte et l’environnement de toute action à visée existentielle (relation en partie choisie),
  • avec la société (relation en partie subie dans certains cas),
  • avec l’écosystème.

La nature comme la qualité des relations, à chacun de ces niveaux, présentent une réelle importance socioculturelle.

  • Comment pourraient-elles être durables et sereines, si on ne sait pas soi-même déterminer quel est le comportement le plus adéquat à tout instant ?
  • Comment déterminer le comportement adéquat si on ne connaît pas les bases de son mécanisme ?

C’est à dire si on ne connaît pas les bases de la vie.

La recherche d’un référentiel comportemental parait donc bien passer par la connaissance des règles du jeu, c’est-à-dire des règles qui sous tendent notre existence. D’ailleurs une partie de notre comportement relève directement d’une soumission stricte à ces règles sans que nous en ayons le choix, sans même que nous en ayons conscience (par exemple la règle des cycles implique les pulsations cardiaques, le cycle respiratoire, le cycle du sommeil, etc.).

On peut concevoir qu’en adoptant un comportement conforme, la justice répressive devient inutile. C’est l’auto contrôle qui prévaut.

Cette attitude devrait être privilégiée systématiquement. A quoi servirait-il de concevoir des lois si elles ne devaient pas être appliquée, car mal acceptée ? Si chacun devait s’attacher à les contourner à des degrés divers, on finirait par passer plus de temps à exercer une surveillance qu’à progresser.

En matière de compartiment il semblerait qu’on soit toujours fondé à se poser la question suivante :

« l’attitude adoptée s’inscrit-elle réellement dans une mouvance réversible, dans une dynamique autour d’une zone d:équilibre vers laquelle on sera toujours rappelé doucement, ou, au contraire, introduit-elle une dérive dont on ne perçoit pas clairement les limites élastiques, ce qui pourrait conduire inéluctablement à subir un choc du à la rupture de cet équilibre ? »

Lorsqu’on s’interroge sur une action accomplie ou à venir on doit se rappeler que si les règles sont respectées la résultante est naturellement équilibrée. Si tel est le cas, le système obtenu est durablement stable, même des actions peu appropriées pourront revenir à l’équilibre tolérable sans créer trop de dommages ; sinon on introduit une dérive dont on ne pourra sortir qu’avec des souffrances.

Cette question sur l’existence d’une limite d’équilibre « naturelle » est très importante.

Malheureusement l’être humain est imparfait, et il ne peut pas ne pas commettre des fautes. On est donc obligé malgré tout de prévoir des correctifs qui peuvent s’étager depuis le simple encouragement à mieux faire, en passant par le rappel incitatif, jusqu’à aboutir à des actions coercitives appliquées avec fermeté lorsqu’elles s’imposent, notamment lorsque la conduite peut occasionner des dommages à autrui.

Lorsque la bonté prévaut, lorsque la compréhension est, la base de la relation, lorsque le pardon reste possible s’appuyant sur une volonté sincère et soutenue de correction, une justice ferme mais juste est naturellement acceptée. La fermeté ne peut d’ailleurs durablement s’exercer hors de ces prémices.

Une justice équitable se doit d’être inégalitaire : elle doit être plus sévère pour ceux qui ont une position en vue ou pour ceux qui ont des moyens d’action ou d’expression étendus. Une société se gère d’abord par l’exemple, et non par la terreur ou par le laisser-faire.

2- De la source des choses

Déterminer le comportement convenable pourrait s’appuyer sur la connaissance (ou réputée telle) de la source des choses, sur la cause de l’existence, sur le mécanisme de la vie et de la mort, sur l’objectif assigné et sur les moyens propres à l’atteindre.

2.1. La cause de l’existence

Le système dans lequel nous vivons est basé sur l’absence d’exclusion. Cette absence d’exclusion, impose que du constituant originel émerge le « Manifesté ». C’est très schématiquement, la cause de la vie au sens commun.

Commentaire

Il sort tout à tait du cadre de cet exposé de justifier ces éléments, A ce stade le lecteur devra donc admettre ces affirmations et réserver son jugement aux conclusions : lui paraissent-elles conformes ou contraires à ses observations, à son vécu ?

Le « Constituant Originel » est imperceptible, indescriptible, il échappe à toute mesure, il est impalpable. Parce que les choses naissent de lui, on peut dire, en schématisant, qu’il est potentiel.

Le « Manifesté » est le monde qui nous est pour partie familier. C’est un monde observable, tangible ; on peut réaliser des mesures très diverses le concernant ; on peut le quantifier, le modifier, agir dessus.

Lorsque le « Manifesté » est exprimé, ces deux mondes s’opposent l’un à l’autre.
Si le « Constituant Originel » restait en l’état, sans connaître aucun changement, il y aurait exclusion de l’autre monde, du monde « Manifesté ». C’est pourquoi le « Constituant Originel » engendre le Manifesté. Ainsi le « Potentialisé » n’exclut pas le « Manifesté »

Pour percevoir en quoi cette différence entre « Potentialité » et « Manifesté » impacte notre vie, on peut penser aux sentiments qui se rapprochent, eux, du « Potentialisé » et qui contribuent largement à la gouverner, par rapport au corps fait de chair et de sang qui se rapproche, lui, du « Manifesté », sur lequel on peut agir facilement.

S’il est malheureusement facile de tuer quelqu’un, il est fort difficile de modifier rapidement un sentiment. Ainsi la haine peut naître très vite et durer longtemps.

2.2. la cause de la mort

Le « manifesté » reste soumis à la règle relative à l’absence d’exclusion, il lui faut donc revenir au « Potentiel ». C’est la cause de la mort également prise ici au sens commun.

2.3. L’objectif assigné

Il se trouve que le passage du « Potentiel » au « Manifesté » introduit nécessairement une dégradation. C’est par exemple le cas du vieillissement car cette dégradation, qui porte sur toutes les évolutions de cette nature, s’applique également au Temps : le passé est « potentiel », il en reste le souvenir (ou pendant quelques temps des traces) ; le futur est inéluctablement en passe de devenir « manifesté ». C’est pourquoi cette avancée permanente vers le manifesté, qui s’accompagne d’une dégradation, impose le vieillissement.

Ce passage, cette dégradation, introduit par conséquent l’apparition d’erreurs qui, traduites en termes d’être vivants, provoquent la présence de défauts (c’est pourquoi il est impossible de trouver une manifestation exempte de défauts).

Le retour du « Manifesté » au « Potentialisé » étant inévitable, il ne peut se passer dans de bonnes conditions que si les défauts ont été suffisamment corrigés.

L’objectif de l’existence est donc clair : il faut, coûte que coûte corriger ses défauts. De cet énoncé, il découle que tout autre objectif semblerait être accessoire.

2.4. Les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir

Les moyens à mettre en œuvre s’en déduisent très simplement : la correction d’erreurs, de défauts, de penchants, de désirs doit être étalé dans le temps. C’est un acte volontaire, dynamique, patient, impliquant un choix de comportement.

Sans nul doute la voie à suivre parait être celle de l’effort élevé à la hauteur, d’un mode de vie, mesuré, progressif et continu.

Remarque

Il convient de se garder des excès : le goût de l’effort ne doit pas aller jusqu’à la démesure. Il ne faut pas non plus rechercher la perfection : essayer réellement de faire mieux est bien suffisant.

3- Les défauts

  • Ainsi qu’il vient d’être dit, le but même de la vie est d’effacer ses défauts.
  • Les effacer c’est d’abord les connaître et les identifier (il est utile aussi de connaître ses capacités car elles sont un puissant moyen d’action dans le combat qu’il faut mener).
  • Le problème vient de la perception plus ou moins forte que l’on peut avoir de ses défauts.
  • Il faut savoir que plus un défaut est profond plus il est dangereux, car c’est là qu’il est le moins perçu, c’est là qu’il peut le mieux agir à sa guise.
  • Les défauts sont réellement très actifs. Ce sont eux nos vrais ennemis, il ne faut donc pas se tromper d’objectif.

Commentaire

C’est leur nature même, rattachée aux propriétés du manifesté, puisque les défauts naissent de l’émergence du manifesté qui leur confère cette activité.
Lorsqu’ils se situent au niveau de l’inconscient, ils sont excessivement dangereux, mais heureusement, ils n’y sont pas trop actifs. Placés au niveau du subconscient ils sont très dangereux et très actifs. Au niveau du conscient ils sont gênants et agités mais ils obéissent moins à une logique propre, ce qui désagrège leur cohérence et contribue à diminuer leur nocivité.

Les défauts déforment à leur profit les informations recueillies qui pourraient conduire leur hôte à lutter contre eux parce que, même si l’intéressé l’ignore, les défauts savent bien, eux, qu’ils jouent leur survie.

Commentaire

Comme toutes les choses de nature manifestée, ils ont peur de la mort, ce qui accroît leur activité ; d’autre part du fait même qu’ils sont manifestés dont l’une des propriétés est de cloisonner, ils sont indépendants et échappent donc à la volonté de l’hôte. Ils vont même plus loin : ils se substituent à sa volonté. C’est d’ailleurs ce qui explique l’existence éventuelle de remords.
Tout leur est bon : effacement mémoire sélectif, diminution de la crédibilité de l’information ou de sa source, prétextes divers pour ne pas faire à l’instant présent l’action salutaire.

Commentaire

Celte action de toute façon doit être répétée de multiples fois car on ne détruit pas en une seule fois les défauts, on les use ; en effet, de nature manifesté mais d’essence potentielle, les défauts suivent la courbe d’évolution propre au potentialisé dont la décroissance est lente. Il est d’ailleurs très bien qu’il en soit ainsi car le passage du manifesté au potentialisé se fait dans la rupture. En y mettant le temps et en y apportant la répétition on atténue la force de cette rupture.

Si le défaut est subconscient, a fortiori inconscient, les moyens qu’il met en œuvre sont d’un très haut degré de subtilité au point de parvenir, en toute bonne foi, à échapper à la perspicacité de leur hôte.

Heureusement, une fois averti on détecte mieux leurs stratagèmes.
En même temps, ils sont à coup sur curables puisque étant de nature manifestée, le Manifesté restant in fine soumis au Potentialisé (lui-même exempt de défaut), les défauts finissent toujours, tôt ou tard, par être corrigés ; d’autant que dans le Manifesté tout a une durée de vie limitée.
Alors, autant commencer tout de suite pour s’épargner des souffrances qui auraient pu être évitées.

Les défauts sont de nature manifestée, par conséquent, ils séparent (sauf lorsqu’ils sont trop importants, auquel cas, mettant en œuvre un mécanisme particulier, ils peuvent même réunir, c’est par exemple la situation rencontrée dans les associations de malfaiteurs).

Les défauts étant de nature manifestée, ils sont quelque part « externes ». C’est pourquoi il est utile de recevoir une aide de l’extérieur pour connaître ses défauts : ils sont en effet plus faciles à percevoir par un autre que par Soi.
Encore faut-il que la démarche soit noble et menée dans le souci de ne pas nuire.

On distingue trois niveaux :

3.1. Inconscient

Il est, semble-t-il, tout à fait inutile de vouloir signaler à l’hôte l’existence du défaut que l’on suppose avoir découvert (il faut se rappeler que l’on est soi-même faillible et que la démarche est censée apporter une aide et, tout le moins, ne pas nuire, or la pénétration d’une information suit une voie de nature manifestée et l’émergence brutale d’un défaut suit une voie de nature potentielle, on peut donc être confronté à une dégradation ou à une rupture, cela peut faire terriblement souffrir ou même être profondément déstructurant pour la personne).

3.2. Subconscient

Lui-même se partage en deux sous-niveaux

  • Si le défaut est dans une situation de non perception permanente (cloisonnement dû au manifesté, nature même d’un défaut quel qu’il soit).
    Comme dans le cas précédent, il est inutile de parler du défaut ( d’autant qu’étant caché sa mise en lumière au niveau d’un observateur extérieur n’est pas chose aisée, même si elle est plus facile pour lui que pour l’hôte, et qu’il convient de ne pas se tromper alors même que les propres défauts de l’observateur peuvent colorer sa perception).

Parler du défaut augmenterait son activité, il y aurait déformation, voire rejet ou même rupture [le passage du manifesté (l’ignorance) au potentialisé (la connaissance) se fait en effet nécessairement par une rupture ; dans le manifesté les connaissances que l’on accumule sont plus relatives à la forme des choses qu’à leur source, lorsqu’on pousse cette sorte de connaissance trop loin on se coupe des racines].

  • Si le défaut est dans une situation de perçu intermittent, au moment du perçu on peut tenter, avec beaucoup de ménagement et de délicatesse pour éviter de faire inutilement souffrir, d’aborder le sujet.

3.3. Conscient

Lui aussi est, semble-t-il, partagé en deux sous-niveaux :

  • Le défaut est dans une situation d’absence de souffrance (la perception n’est pas suffisamment forte pour que l’on souffre réellement soi-même, il provoque tout au plus confusément un sentiment de gêne.

On peut aider à la prise de conscience des dommages occasionnés par l’existence du défaut contre l’hôte mais aussi contre son entourage.

  • Le défaut est maintenant suffisamment perçu pour provoquer des souffrances (le plus dur du chemin est fait, pourtant tout reste à faire ; c’est comme un déchet nocif, qu’on remonte à la surface, il reste encore à le détruire sans provoquer de pollution).

On peut aider à la conversion du défaut par des encouragements à persévérer, à progresser, à maintenir une volonté soutenue d’efforts car on doit absolument aboutir à son éradication complète pour pouvoir revenir définitivement au potentialisé, à l’hyperespace qui sous-tend notre monde manifesté.

Il faut faire opiniâtrement son devoir, en matière de correction des défauts, car lorsqu’on ne fait pas son devoir, que fait-on donc ? Que fait-on de sa vie ?
Il faut aussi accepter ses propres défauts, il faut s’accepter tel que l’on est.
Un défaut profond est le plus souvent ignoré et lorsqu’il apparaît, on se cherche facilement des excuses. C’est mauvais, il faut avoir le courage de se regarder en face, sans chercher de faux-fuyant.

L’un des critères les plus surs pour déceler la présence d’un défaut profond est d’observer que l’hôte écarte très systématiquement toute remise en cause personnelle si minime soit-elle.

Pratiquement on peut considérer qu’on peut tout dire à quelqu’un pourvu que la démarche soit réellement basée sur l’amour (ce concept se déduit des fondements même du Système qui n’exclut aucune chose) et menée dans le souci permanent de ne pas nuire, de ne pas rechercher un profit personnel ni même paraître avoir apporté une aide. Toute relation, menée dans cette perspective, qui s’appuierait sur une simulation ou sur une hypocrisie, serait inéluctablement vouée à un cuisant échec…

L’amour, de nature fondamentalement potentielle, traverse les écrans tissés par le manifesté et pénètre jusqu’au plus profond de l’interlocuteur. Lorsque l’amour n’est pas feint, il est fort bien perçu par l’interne de l’intéressé. Il a alors l’intuition vraie que l’on parle pour son bien. Il est, dès lors, très rare que quelqu’un refuse une aide pour lutter contre un ennemi personnel.

Commentaire

(sur la différence entre l’essence et la nature des choses)
On pourrait croire, par une approche quelque peu sommaire, qu’un défaut devrait être manifesté dès le début puisqu’il est manifesté par nature. Or, il se trouve qu’il ne se manifeste pas directement à l’état natif et que sa virulence décroît lorsqu’il se révèle.
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Pourquoi ?[/rouge]

De nature manifestée les défauts sont cependant d’essence potentielle (c’est ce qui leur confère leur grande résistance à toute correction). En effet, les défauts sont très fondamentalement issus des bases mêmes du Système (en cela ils sont semblables au Temps). Au début de leur manifestation ils sont donc très proches du potentiel, par conséquent très faiblement perceptibles. Lorsque au fil du temps, leur essence potentielle diminue (ce qui est naturel puisque si dans l’absolu le potentiel à la durée, dans le Manifesté, lorsque les règles sont respectées, sa durée est moindre que celle du manifesté), leur nature manifestée se révèle.

Alors, parce qu’il est relativement facile d’agir sur les choses manifestées, il devient alors possible de corriger les défauts.

[rouge]Application aux défauts « acquis »[/rouge]

On s’intéresse aux défauts susceptibles d’apporter une nuisance soit à soi-même soit aux autres. De sorte que sont écartés de cette analyse les défauts structurels, palpables tels que les défauts de la vue par exemple car leurs effets, mesurables, sont beaucoup moins puissants que les effets des défauts non observables directement et qui, eux, peuvent aisément altérer le comportement.

Les défauts structurels peuvent, certes, apporter certaines restrictions, par exemple dans l’exercice d’un métier, mais se sont des problèmes relativement faciles à cerner, sinon à accepter.

On va traiter du cas d’un éthylique, c’est un cas intermédiaire entre un fumeur invétéré et un toxicomane mais les processus sont analogues.

La première fois qu’il boit, il le fait pour diverses raisons, mais le geste est indubitablement conscient. Il pense simplement qu’il ne le fera qu’une fois, qu’il s’agit d’une passade, qu’il s’arrêtera quand il le voudra.

A ce niveau, l’erreur qu’il commet est de faire le choix du moindre effort en oubliant la règle primordiale. Il lui est en effet plus facile de lever le coude que de ne pas le faire, alors que la première fois il avait le choix et qu’à ce moment l’effort à faire était proportionnellement faible comparé à celui qu’il aura à accomplir longtemps après lorsque le défaut aura pris racine.

Ceci est vrai à tout moment de notre vie : on a naturellement tendance à contourner les efforts qu’il faudrait accomplir sur l’instant parce qu’on ne perçoit pas clairement à quel point le fait de repousser cet effort dans le futur le rendra plus difficile, plus pesant voir définitivement insurmontable.

C’est lorsqu’on a pris conscience de cette dure réalité qu’on accepte le plus facilement de prendre pour mode de vie celui qui conduit à accomplir sur le champ les efforts résultant d’un choix de comportement, sans jamais se trouver de bonnes excuses pour les contourner. Ce contournement est toujours le plus mauvais choix. En choisissant l’effort immédiat, on suit la voie à effort minimal et à dommage minimal. Il n’est cependant pas possible de trouver un cheminement sans dommage et sans effort, c’est une impossibilité absolue.

Revenons à notre éthylique. La première fois le geste est complètement conscient et il lui serait encore facile de s’arrêter, cependant pour diverses raisons, il continue et c’est cette réitération qui va lui être particulièrement funeste : de conscient, le geste, le désir, le besoin va peu à peu s’enfoncer dans le subconscient. Le futur éthylique procède exactement comme avec un clou que l’on enfonce, à la fin il est solidement accroché, on ne peut plus le retirer facilement (à supposer même si on en éprouve l’envie) ; il faut prendre des outils.

Ancré dans le subconscient le défaut va développer une vie propre et cette vie se développe au détriment de l’hôte, en parasite qui ronge.

Pourtant, parce qu’il s’agit d’un défaut acquis, il est plus facile de s’en débarrasser que d’un défaut inné, c’est, malgré tout, selon le degré d’enfoncement très difficile.

C’est là qu’on peut mesurer à quel point il faut être compréhensif pour les défauts des autres. D’une part on sait qu’il leur est difficile de s’en défaire, d’autre part on a soi-même des défauts.

On ne peut avoir l’exigence du succès dans l’éradication des défauts, par contre on peut avoir l’exigence l’opiniâtreté dans l’effort à accomplir.
Débusquer les défauts n’est pas un travail facile, il ne se fait pas tout seul, il faut avoir la ferme volonté de mener cette quête pour espérer la voir aboutir, il faut s’interroger réellement pour bien faire apparaître les mobiles profonds d’un désir ou d’une action, il faut être ouvert.

3.4. Dans la lutte contre un défaut, il faut :

  • être convaincu de son existence et de la nuisance qu’il ne manque pas d’occasionner,
  • être déterminé dans le combat à mener sans relâche, être déterminé à le mener chaque jour (l’interruption dans le processus salvateur est funeste car elle introduit une discontinuité et les discontinuités appartiennent aux propriétés de nature manifestée), mais c’est un combat d’usure, quasi non violent, il n’est pas conduit avec fracas (ce qui relèverait à nouveau des propriétés manifestées et qui, par conséquent, irait ici dans le même sens que le défaut), il faut aussi garder l’esprit en éveil pour discerner assez tôt toutes les situations dans lesquelles nos réponses sont dictées par un défaut,
  • être patient, très patient, accepter les rechutes (on ne passe pas de l’enfance à l’adolescence sans d’abord tomber ni sans se relever), s’accepter tel qu’on est et ne jamais se décourager. C’est un combat qui peut s’étaler sur des années d’abord pour faire remonter le défaut au niveau du conscient, pour l’éradiquer ensuite.

Au départ, le plus important est d’arriver à se convaincre de l’absolue nécessité d’engager une lutte à mort contre le défaut, pour y parvenir, l’un des moyens consiste à procéder comme pour son enfoncement dans le subconscient : par itération (on met ainsi en œuvre l’une des propriétés du temps).

Tous les jours, à la même heure (par exemple au moment de la toilette ou au moment du coucher) on se pose ce type de question : « ai-je un ennemi ? » Réponse, qui doit progressivement venir de l’intérieur de soi même et non du cerveau : « oui j’ai un ennemi, il est interne et mortel ». Le fait de reconnaître que l’ennemi est interne permet d’éviter le plus possible les faux fuyants, les fausses raisons, les faux arguments : il faut se remettre en cause soi-même, rien que soi-même.

Pour se convaincre qu’il s’agit bien d’un ennemi mortel, il n’est peut-être pas inutile de se rappeler que l’éthylisme conduit le plus souvent à la mort en s’attaquant d’abord au foie. Cet ennemi peut aussi être mortel pour les autres lorsqu’il amène un homme sous l’emprise de la boisson à conduire et à tuer d’autres usagers de la route. Le but même d’un défaut est d’occasionner des troubles, de nuire. Tout lui est bon, tous les théâtres d’opération lui conviennent : la famille, les amis, l’emploi ; il détruit tout.

Mettre en œuvre cette procédure itérative vise d’abord à atteindre la conviction de la nécessité de l’action. Elle permet ensuite d’asseoir sur des bases solides les thérapies adjuvantes. Sinon le défaut a beaucoup de facilités pour provoquer une rechute (c’est ce qui explique d’ailleurs pourquoi certains fumeurs arrivent à s’arrêter et d’autres pas, ils ont la conviction et une force de caractère suffisante).

Un autre moyen pour lutter contre les défauts est de s’interroger au moment d’une action sur la validité, la légitimité de celle-ci. Puisque les défauts nous font agir, le plus souvent, à notre insu dans le sens qui les favorise, on doit se demander si l’action que l’on se prépare à accomplir est bien fondée, si elle est altruiste, si elle ne répond pas en réalité à un besoin fabriqué, illusoire, si elle présente une réelle utilité.

[rouge]Il faut cependant se méfier de la réponse.[/rouge]

Les défauts sont tout à fait capables d’apporter toute une série de raisons apparemment convaincantes. Ainsi quelqu’un d’orgueilleux trouvera toujours un motif pour faire connaître ce qui le distingue. Il est nécessaire de s’interroger véritablement, d’aller très au fond du sujet, d’aller au-delà de l’apparence trompeuse même si c’est douloureux.

En général, lorsque une action est dictée par un défaut, ce type d’interrogation apporte des réponses multiples, lorsqu’on touche à. la cause profonde la réponse est le plus souvent unique.

Peut-être faut-il éclairer d’un exemple les distorsions actives introduites par un défaut au niveau même des pensées inconscientes que l’on croit pourtant conserver sous contrôle : ayant engagé la conversation sur ce sujet avec une personne, sous dépendance alcoolique, susceptible d’en tirer parti et l’informant du constat que son défaut commençait à présenter des caractéristiques d’enfoncement au niveau du subconscient, elle m’a dit, en reprenant ce qu’elle croyait être les termes de notre conversation, qu’elle ne commettait aucun excès.

C’est le type même du faux-fuyant permettant d’éluder le problème, d’éviter même d’en parler. C’est aussi le type même d’argument visant à décrédibiliser la source (je n’avais jamais pas fait allusion à un quelconque excès) car présentée comme outrancière.

Cette personne a alors déclarée que nombre de ses collègues en faisait tout autant à nouveau pour éluder le problème, Ce n’est pas le cerveau conscient qui pense ici librement mais bien les arguments apportés, les écrans tissés par le défaut pour assurer sa pérennité, qui s’expriment.

Le lendemain j’ai revu cette personne pour lui demander ce qu’elle avait retenu, sachant bien à quoi on pouvait s’attendre. Elle a pu retrouver la nécessité d’être convaincue, celle d’être patiente, mais elle a déformé « déterminé » en persévérant (ce filtre introduit par le défaut le met à l’abri : « persévérant » suppose la répétition d’une action sur la base d’une stratégie établie, si la stratégie n’a pas été dressée l’action ne peut pas s’engager et le défaut se trouve ainsi protégé; alors que « déterminé » est beaucoup plus tourné vers l’action). Le défaut était même allé plus loin en prenant bien soin d’effacer de sa mémoire toute la mécanique des causes qui aurait permis à l’hôte d’engager le processus pouvant conduire à un changement d’attitude. Ici la transformation de l’information n’était plus suffisante car le reliquat non transformé aurait encore constitué un réel danger pour le défaut. Il lui fallait donc bien effacer complètement la mécanique des causes de la mémoire de l’hôte.

Il y a lieu cependant de faire une mise en garde : la mise en lumière, sans précaution d’un défaut peut s’avérer assez déstructurante pour la personne. Les réactions endogènes ou exogènes peuvent alors être violentes, il faut être très prudent.

Incidemment, tout ceci donne l’occasion d’aborder la question suivante : [rouge]« l’homme est-il coupable ou simplement responsable ? »[/rouge]. Pour tenter d’y répondre il faut placer l’homme en perspective :

  • il n’est en rien responsable de l’ordre souverain auquel il est soumis.
  • il est par contre totalement responsable de ses actes toutes les fois qu’il aurait pu exercer un choix différent, moins nuisible, moins préjudiciable.
    Le comportement n’est pas altéré seulement par les défauts, il peut l’être aussi par les émotions.

L’être humain ne peut pas vivre sans émotions. Mais il en est de nocives, comment les distinguer ? (comment les évacuer pour éviter qu’elles n’entraînent une multitude de dommages physiologiques ou psychologiques).

4- Les émotions, comment éviter leurs dommages ?

Les émotions bénéfiques à la vie sont des émotions douces, ressenties comme agréables. Les émotions toxiques sont les émotions violentes ou alors des émotions de longue durée (par exemple une anxiété constante).

Dans tous les cas, il convient, vis à vis de soi-même, d’être détendu, et pour les autres, d’adopter une attitude d’apaisement. Il s’agit là d’attitudes actives.
Pour éviter les dommages qui peuvent être occasionnés par les émotions on peut tenter de se poser quelques questions, telles que celles-ci :

4.1. La première question à se poser est relative à l’importance de l’événement.

Est il en rapport avec l’objet même de la vie ? Telle est la question primordiale, si ce n’est pas le cas, il ne faut plus du tout s’en occuper, il faut oublier.

A quoi peut-il servir de passer du temps sur des choses qui ne sont pas essentielles ? Comment pourrait-on être perturbé par des questions sans objet ? C’est ensuite une notion de degré (on ne peut pas passer sa vie seulement sur les choses primordiales), mais se poser cette question donne de bonnes bases d’apaisement.

4.2. La deuxième question est : « puis-je avoir une action dessus ? ».

Si ce n’est pas possible, il faut l’accepter quitte à se reposer cette question de temps à autre). Il faut cultiver la faculté d’accepter l’inévitable et de s’en accommoder (par exemple être estropié par un accident). Il faut trouver la solution permettant de composer avec le problème, de vivre avec (quand tout va bien « faire face » quand le fond parait atteint « faire avec »), il faut développer ses qualités d’adaptation. Trop souvent on vit dans l’imaginaire d’un mieux-être inaccessible. Les conditions extérieures sont ce qu’elles sont, on ne peut , pas exiger, d’un coup de baguette magique de les transformer à son profit, il faut d’abord commencer par retrousser ses manches et agir soi-même. nul ne le fera à notre place.

Il n’a jamais été dit, qu’il était important d’être riche (il suffit de pouvoir vivre décemment, avec dignité), ni qu’il était important d’être beau (être beau amène parfois une certaine fatuité).

Par contre il est important d’être en bonne santé mais la encore c’est le comportement choisi qui aide ou qui nuit à l’atteinte de cet objectif ; en tout cas ce n’est certainement pas une attitude passive, la santé n’est pas un du.
A quoi cela pourrait-il servir de regretter sans cesse quelque chose sur lequel on ne peut rien ? Il faut éviter de ressasser un problème, si on ne peut pas déboucher sur une action (ressasser une rancœur, par exemple, est hautement toxique et peut conduire à des maladies graves).

Si on a accompli une action dont on n’est pas fier, il est positif de se placer dans des conditions permettant de ne plus recommencer ou au moins de le tenter, plutôt que de geindre sur le lait versé.

4.3. La troisième question à se poser prend le Temps en référence :

« Quelle importance aura cet événement dans une semaine. dans un mois, dans un an. Au-delà ? »

Lorsqu’on se pose ce type de question on s’aperçoit qu’il est très facile d’éviter de se polluer la vie avec des problèmes accessoires. Peu nombreux sont les problèmes qui méritent réellement notre attention.

D’autre part en se préoccupant de l’essentiel, l’efficacité de l’action est accrue, ce qui est utile pour corriger les choses sur lesquels on peut réellement avoir une action.

Il faut savoir aussi que certaines émotions peuvent être suscitées par des facteurs physiologiques. Celui qui est facilement irrité, qui se met facilement en colère, celui qui s’inquiète facilement, etc., peut s’interroger sur cette éventualité pour tenter d’y porter remède par une thérapie appropriée. Une maladie peut donc modifier le comportement.

Il faut savoir également que les hommes et les femmes ne sont pas sujets au même type d’émotion, par exemple une femme aura plus facilement tendance qu’un homme à l’intériorisation, à ressasser, à être jalouse. L’âge aussi doit être pris en considération, de même que le vécu (la position sociale rend plus facilement sensible à telle ou telle émotion). Ce sont des facteurs dont il faut tenir compte.

Il convient encore de se défier de l’analyse purement intellectuelle des problèmes. La sensiblerie intellectuelle affichée par certains n’est rien d’autre qu’un paravent pour masquer leur égoïsme, lequel les conduit le plus souvent à ne rien changer, ou pour masquer leur incapacité à agir efficacement. La sensiblerie peut aussi être induite par un état de déficience, de fragilité.

Il faut doublement se défier des analyses étroitement intellectuelles, d’une part trop fréquemment l’intelligence dessèche le cœur (certes, c’est un lieu commun mais on l’oublie trop souvent), d’autre part, elles font très facilement perdre le vrai sens du concret, de la mesure.

Il existe aussi des émotions suscitées par des doutes existentiels ou métaphysiques. Ce qui a été dit permet d’évacuer une crainte éventuelle sur la vie autant que sur la mort : ce sont des phénomènes fondamentalement naturels, il n’y a donc pas lieu de s’en soucier outre mesure.

Autre cas de figure : souhaiter ardemment réussir dans une entreprise honorable et y mettre tout son cœur est justifié, cependant, puisque la seule réelle obligation est de corriger ses défauts, atteindre le succès dans les autres domaines n’est pas une nécessité.

De sorte que si l’on a fait tout son possible, si tous les choix ont été dictés par l’effort, on n’a rien à se reprocher au moment du bilan, quand bien même resterait-il une large marge de progrès.

Seuls l’orgueil ou la prétention peuvent laisser croire le contraire, mais comment cela pourrait-il être ? Lorsqu’on entreprend quelque chose, lorsqu’on engage une action on avance d’un pas vers le manifesté. Puisque le manifesté ne peut pas être exempt de défauts, le plein succès est inaccessible. Il faut par conséquent savoir se contenter au mieux de succès partiels mesurés à l’aulne de critères restreints voire illusoires.

Il n’y a donc pas lieu de ruminer un échec, il convient plutôt de s’en servir pour repartir courageusement.

L’un des intérêts à adopter un comportement en permanence appuyé sur l’accomplissement d’efforts raisonnables est qu’en se retournant sur le travail accompli on peut, dans une certaine mesure, en retirer une sorte d’apaisement. Parce qu’on a toujours tenté de faire de son mieux on devient moins sensible aux reproches, et aux échecs ; c’est reposant.

Ceci ne doit pas pour autant devenir un encouragement à la médiocrité. L’attitude à adopter est essentiellement et activement tournée vers la recherche d’une amélioration par une démarche aussi résolue que calme.

Cette sorte de comportement apporte de vraies satisfactions, c’est l’ouverture sur un bonheur interne, rayonnant quelquefois.

La plupart des actions que nous accomplissons sont le fruit d’une réflexion puis d’une décision de passage à l’acte. La présence d’émotions perturbe ce processus. Pour prendre de bonnes décisions il faut veiller à être paisible au moment du choix.

En matière d’émotions, parvenir à maîtriser ses pensées est un atout essentiel. Les pensées relèvent des propriétés du « Manifesté » : par exemple elles sont conscientes, elles cloisonnent, elles ne peuvent pas conduire à l’essence des choses. Elles ne peuvent donc pas apporter de réelle et profonde tranquillité, elles agissent comme un excitant.

Parce qu’elles appartiennent aux propriétés du « Manifesté », les pensées contiennent des défauts. Elles ne doivent donc pas guider notre conduite. Comment parvenir à les domestiquer ? Les choses les plus potentielles ont finalement toujours gain de cause sur les choses qui le sont moins. Bien qu’appartenant au domaine du « Manifesté » les pensées sont faiblement tangibles, c’est pourquoi il est si difficile de les contrôler. Pour y parvenir il faut remplir deux conditions : d’une part trouver un élément plus subtil qu’elles, davantage potentiel, cet élément doit, d’autre part, être tourné vers le bien.

L’amour, la compassion ne se conçoivent pas, ils se vivent, ils sont d’un très haut degré de potentialité, de plus ils sont nobles. C’est pourquoi les pensées doivent être, par exemple, soumises aux vouloirs du cœur. Les pensées noblement conduites amènent des actions de même nature.

La recherche excessive des choses matérielles éloigne des subtilités, elle va à l’encontre du but recherché. Tout ce qui contribue au paraître est à proscrire : à l’évidence, la recherche de l’argent, de la puissance et de la gloire n’est pas le bon cheminement.

[rouge]En matière d’émotions toxiques, ne pas penser est le mieux.[/rouge]

Il est toujours recommandé de faire apparaître les aspects positifs de la situation (cette quête très importante n’est jamais vaine car il en existe toujours).

D’une façon générale, on devrait pouvoir arriver à ne ressentir aucune sorte d’angoisse sauf celle de ne pas parvenir à faire son devoir.

D’une certaine façon, assez indirectement, on sert aussi les autres lorsqu’on corrige efficacement, ses propres défauts. Cependant, à supposer que l’on ait bien compris le sens de la vie, que l’on œuvre activement pour effacer le plus possible ses défauts, à supposer que l’on ait le sens de la mesure et que l’on parvienne à maîtriser ses émotions, il n’en resterait pas moins que toutes ces opérations resterait pour l’essentiel tournées vers soi. Or, d’une part, il ne faut en rien favoriser l’égocentrisme et, d’autre part, la vie est avant toute chose un échange, une succession d’échanges. Il faut donc essayer de préciser un peu les conditions de ces échanges.

5- Quels sont les éléments qui interviennent dans une relation avec autrui ?

Selon la nature du référentiel, trois éléments principaux interviennent dans une relation avec autrui :

Si on prend soi même pour référentiel (ce qui reste le cas le plus fréquent), on peut mettre en évidence deux situations :

  • d’une part, ce que l’on entend, comprend, écoute, etc., est transformé par le filtre relationnel (filtre affectif, filtre émotionnel, présence d’un à priori,…) représentant l’état instantané des relations avec l’autre.

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  • d’autre part, il est plus facile de percevoir les défauts de l’autre que ses qualités (de même qu’il est plus facile de percevoir ses propres capacités que ses défauts, de même qu’il est souvent plus facile de percevoir les aspects négatifs d’une situation que ses aspects positifs ou potentiellement favorable). Si on veut atteindre un minimum d’objectivité, il faut faire l’effort de s’intéresser à ces deux aspects de façon égale.

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Si l’on prend, maintenant, l’autre pour référentiel on s’aperçoit que certains comportements qui peuvent lui être reprochés sont, en réalité, induits par notre propre attitude.

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D’autres éléments interviennent dans une relation avec autrui. Par exemple, au moment même de la relation convient de :

  • respecter l’autre, l’admettre pour ses qualités (c’est en général, facile sauf jalousie) autant que pour ses défauts (si on adopte cette attitude avec autrui, on peut espérer qu’il s’en trouvera qui adopteront un comportement réciproque vis à vis de nos propres défauts).
  • détendre l’atmosphère par sa propre attitude
  • employer le langage de communication adéquate, placer le dialogue dans un climat de confiance, mettre honnêtement en exergue les points de convergence et ceux de divergence, être capable d’écoute réelle, être disponible un temps suffisant, ne pas fuir ses responsabilités, en cas de crise prendre du recul sur le problème.

Il faut aussi pratiquer la tolérance. La tolérance permet d’attendre les fruits très longs à mûrir de toute correction.

[rouge]Il faut encore et toujours pratiquer la patience.[/rouge]

Il convient aussi de se mettre à la place de l’autre : que ferais je à sa place si on me faisait la même chose ?

Il faut se méfier raisonnablement du référentiel personnel, il donne trop facilement bonne conscience.

La relation avec autrui n’est pas le seul type de relations extérieures. A cette sorte de relation bi-univoque, intervenant entre deux personnes seulement, il convient d’ajouter la relation d’individu à collectivité (en introduisant ainsi la notion de multiple).

6- Autres relations extérieures

Dans l’ordre d’extériorisation croissante le cheminement suivi jusqu’ici a été le suivant :

  • 1er élément mis en cause, le seul d’ailleurs qui présente un réel intérêt si l’on veut aboutir à une nette et durable amélioration : soi-même. D’où les observations sur les défauts.
  • 2ème élément abordé l’impact des perturbations émotionnelles extérieures sur soi. Cet impact peut être lui aussi très profond.
  • 3ème élément examiné : la relation avec autrui. Il s’agit là, à l’évidence, d’une relation extérieure mais ses composantes « internes » sont encore fortes puisqu’elle ne met en jeu que deux individus.
  • 4éme élément : les relations avec les institutions (l’entreprise, la Société) ou les autres cultures. Du fait qu’il s’agit là des relations les plus extérieures, par conséquent des relations les plus formelles, ce sont les moins intéressantes. Elles sont complètement sous-tendues par les éléments précédents. S’ils sont convenablement traités, à chaque niveau, le 4ème type de relation le sera également (y compris les relations avec les autres espèces ou avec, l’écosystème – à cause de l’absence d’exclusion aucune composante ne peut être écartée de la démarche). Aussi se bornera t-on à ne signaler qu’un simple aspect de ce type de relation qui par sa complexité mériterait des développements particuliers, plus étoffés et spécifiques.

Il a été dit que la vie était un échange et que, si les règles étaient respectées, cet échange était équilibré.

Il en va de même dans ce contexte : il faut d’abord donner pour recevoir (on sème puis on récolte ; même le bébé qui tête le sein de sa mère lui a certainement apporté quelque chose l’assouvissement de son besoin viscéral de maternité, par exemple).

Prendre plus que le système ne le permet, aller au-delà de ses conditions d’équilibre est donc mauvais, c’est le plus souvent une solution de court terme, de pure facilité, de simple égocentrisme.

Il ne s’agit pas tant de quantité, ni même de niveau social, que d’équilibre dans l’échange, que de dignité de celui-ci (l’équilibre dans l’échange est une notion large, elle s’applique aussi à la notion d’équilibre relatif aux possibilités sous effort de chaque protagoniste).

Et puis, répétons-le encore : [rouge]une Société se gère par l’exemple[/rouge].

Mensonge ou vérité

Régulièrement, les médias qualifient de fausses nouvelles ou de mensonges toute information discordante. Il n’y aurait que la Science qui puisse être porteuse d’une Vérité intangible.

Cette question obsède tout le monde car chacun voudrait que la vérité, notion vertueuse par nature, s’oppose au mensonge, vicieux par essence. Mais où peut-on trouver la source de la vérité ?

Pendant de nombreux siècles, ce sont les dieux qui ont fourni cette vérité et, notamment, depuis l’avènement des religions monothéistes, c’est bien Dieu, quelle que soit sa forme, qui a tenu ce rôle.
Le problème est que Dieu n’a jamais rien écrit. Il a fallu que les hommes écrivent une parole qu’ils tenaient de Dieu. C’est là la première ambiguïté ! On fait parler une entité pour lui faire dire ce qui arrange une classe dominante et lui permet d’asseoir davantage son pouvoir. C’est ainsi que dans l’esprit des peuples, la parole de Dieu est, par nature, incontestable car Dieu ne peut se tromper. Cela a permis de légitimer les meurtres, les guerres, les pogroms, etc. afin d’éradiquer les paroles mensongères, inspirées par le Diable.

Depuis que Dieu n’est plus totalement en odeur de sainteté, il a fallu trouver une vérité alternative. Ce mouvement s’est opéré progressivement quand des scientifiques, souvent au péril de leur vie, ont démonté les incohérences des messages religieux (création de la terre, mouvement des astres). D’ailleurs, sur cette question, le « et pourtant elle tourne » attribué à Galilée n’est-il pas le doute existentiel d’un esprit profondément chrétien, tiraillé entre, d’une part, sa foi et l’infaillibilité de Dieu et, d’autre part, ce qu’il a appris de ces observations ? Or la version la plus communément admise est l’expression de sa révolte contre ce qu’on lui a fait abjurer.

Progressivement, les connaissances scientifiques sont venues ébranler les certitudes religieuses jusqu’à les remplacer totalement. L’ennui est que ces certitudes scientifiques anciennes sont régulièrement démontées par des recherches plus modernes. Chacun imaginant détenir la vérité refuse tout ce qui pourrait la démentir. Ainsi, pour défendre ces vérités, leurs zélateurs ont inventé le concept de scepticisme qui, accolé à un sujet, climat ou vaccin, placent les sceptiques dans camps des antisciences et, si cela peut faire l’objet d’une idée concertée, dans celui des complotistes. L’intérêt de ces qualifications, c’est qu’elles exonèrent ceux qui les posent de justifier, d’argumenter ou de débattre. D’ailleurs, quand ce n’est pas l’idée majoritaire, les médias « mainstream » se chargent de stigmatiser systématiquement ceux qui doutent, quand ce n’est pas de les ridiculiser ou pire de les menacer. Par exemple, le groupe Radio France a officiellement annoncé qu’il refusait d’inviter, sur toutes ses antennes un climato-sceptique. On constate ce même phénomène à un niveau mondial, quand Facebook ou YouTube censurent systématiquement les post ou les vidéos qui contestent les voix officielles ou le narratif, comme on le dit actuellement. Ce narratif est évident quand on entend les même propos et les mêmes argumentaires, au mot près, par des politiques ou des journalistes, qui sont bien plus des répétiteurs que des informateurs. Surtout quand on apprend qu’ils ont pu être dictés par des cabinets de conseils compromis par des conflits d’intérêts.

On entend, maintenant souvent, de la part de scientifiques invités sur les plateaux, mettre La Science sur un piédestal comme un objet sacré détenant par essence la vérité. Or ce qui fait précisément la valeur de l’activité scientifique, c’est la controverse, le doute et la confrontation des idées. Ce sont souvent les mandarins qui censurent les travaux de leurs élèves les empêchant précisément de faire avancer les connaissances. On connait de nombreux scientifiques dont les travaux ont été dénigrés sur de simples oukases ou des campagnes de diffamation. Ce fût le cas de Solomidès ou Beljanski qui avaient trouvé des traitements contre le cancer ou de Benvéniste pour ses travaux sur la mémoire de l’eau.

Mes références en matière de santé depuis plus de trente ans m’ont habitué à douter, notamment, chaque fois qu’il y avait un concert parfaitement orchestré où il n’était toléré aucune fausse note. Les différentes alertes sanitaires ont toutes eu pour objet de susciter la peur et, dans la foulée, d’imposer une norme réglementaire, un médicament ou un vaccin. C’est ce qui a été tenté avec un médiocre succès lors de la grippe H1N1 et, encore avant avec le SRAS, et qui fût refait avec une formidable réussite avec la COVID19. C’est là qu’on a pu observer que, sous couvert de science, les mesures les plus ineptes se sont imposées à presque tout le monde occidental. Ceux qui doutaient n’étaient que des complotistes défendant un mensonge collectif. Pourtant, comme dans toute enquête policière, il est important de comprendre quels peuvent être les mobiles ou les intérêts de ces complotistes. Si on ne s’intéresse qu’à trois personnages ; Christian Péronne, Didier Raoult ou Luc Montagnier, on constate que leur gloire ou leur notoriété sont telles qu’ils ne peuvent que tout perdre à se marginaliser.

Revenons un instant sur ce terme « complotiste ». Il a été inventé par la CIA pour contrer toutes les hypothèses de complot à l’origine de l’assassinat du président Kennedy. Cette qualification permettait de discréditer toute personne ou toute publication mettant en doute la thèse officielle, même si celle-ci était invraisemblable. Ce procédé montre bien qu’il y avait quelque raison de se méfier. Ce scénario s’est répété pendant toute la crise sanitaire. Les mensonges institutionnels commencent à se dévoiler un peu partout dans le monde et pourtant, dans certains pays, notamment en France, on continue de soutenir le même discours. En Allemagne, au Japon, en Australie, des voix officielles commencent à parler des méfaits des vaccins COVID. Le gouvernement du Japon a même fait des excuses publiques et interdit la vaccination. Malgré cela, la population française continue d’adhérer au discours qu’on lui sert depuis 4 ans, continuant de croire (ce mot est important) le narratif qu’on lui a imposé. C’est typiquement un comportement religieux et même sectaire. Dans les sectes, on observe ce mécanisme de protection qui consiste à renforcer ses pratiques et ses croyances quand la foi des adeptes est menacée.

On retrouvera ces mêmes mécanismes sur la question du réchauffement climatique. J’entendais récemment, dans l’émission « La terre au carré », la scientifique invitée mettre en avant « La Science » comme seul argument de vérité énoncée. Quand une seule voix défend une idée, on est rarement contredit. Pourtant de nombreux scientifiques, qu’on refuse d’écouter, contestent les thèses climatiques martelées par le GIEC. Cet organisme, basé à Genève, comme de nombreux autres qui sont chargés de gouverner le monde sur le plan sanitaire ou économique, est une émanation des États membres de l’ONU et est financé par ces États. Une question émerge brutalement. Comment ces États acceptent-ils de financer un organisme qui prône des mesures que ceux-ci n’appliquent jamais. Contrairement à ce que dit le GIEC ou ceux qui en sont les porte-parole, les scientifiques mondiaux ne sont pas unanimes sur les conclusions admises et répétées comme un mantra. Une partie de ce discours pourrait être acceptée si on ne savait depuis les années 50 que les Russes ont étudié l’ingénierie bioclimatique, avec des visées militaires, afin de déstabiliser un pays et son économie. Le problème est que si la méthode est efficace il est assez improbable qu’on puisse en maîtriser les effets. On pourrait aussi avoir confiance si des acteurs majeurs, avec des capacités financières colossales, comme Bill Gates, Jeff Bessos ou Klaus Schwab n’avait dit et écrit leur volonté d’agir sur le climat de la Terre par la pulvérisation de nuages de particules afin de limiter les effets du soleil. Comment être certain que ce voile nuageux s’il diminue bien le rayonnement solaire n’augmente pas le réchauffement par effet de serre ? D’ailleurs, malgré ces écrits qu’il est facile de vérifier, la piste des « chemtrails » est toujours réfutée alors qu’il est facile d’observer ces traînées d’avions qui n’ont rien de commun dans leur forme ou leur évolution avec ce qu’on a connu auparavant.

Dans les religions, les chefs « spirituels » ne peuvent pas ignorer les mensonges qui sont véhiculés depuis plusieurs siècles. En matière de science, il est forcément un certain nombre de personnes qui savent l’ampleur des fabrications et mystifications scientifiques. Dans toutes les grandes idéologies, on retrouve les mêmes phénomènes. Un petit cercle d’organisateurs, des êtres corrompus dans un deuxième cercle et une multitude de croyants qui se surveillent et se dénoncent les uns les autres. L’intérêt d’un tel édifice, c’est un système qui se défend de lui-même sans avoir besoin d’argumenter ou de se justifier. Le nombre plaide pour valider la théorie. C’est ainsi que des commentateurs, des animateurs radio ou télé, des artistes, sans aucune compétence, contribuent à la diffusion du message.

On peut ainsi considérer que la « vérité » serait consubstantielle du pouvoir puisqu’elle porte les décisions politiques et économiques. On a pu le constater avec les obligations sanitaires qui ont été un cortège d’inepties. Le confinement pour lesquels de nombreux médecins, notamment les anciens, ont montré que c’était la pire des méthodes. On sait depuis très longtemps, qu’en cas d’épidémie, c’est la méthode de l’isolement des malades qu’il faut appliquer. En France tous les vieux hôpitaux étaient construits sur le même modèle : des petits pavillons sur un ou deux niveaux séparés par de très larges allées. Le directeur de l’OMS a d’ailleurs avoué en 1993 que c’était cette méthode prophylactique et non la vaccination qui était à l’origine de l’éradication de la variole en Inde, un pays où la population était vaccinée à 95% On a imposé le port de masques qui sont sans effets sur la protection face aux virus. En effet, la taille des trous est telle qu’ils laissent passer tous les virus et même une bactérie comme le bacille de Koch. Depuis 2020, tous les articles sur internet démentent cette information devenue inacceptable pour justifier cette mesure. C’est donc clairement une désinformation habillée d’un déguisement pseudo scientifique. Le pass sanitaire que chacun signait pour lui-même relevait de la même infantilisation du peuple grâce à un simulacre de responsabilisation. Enfin, l’obligation vaccinale constitue un délit majeur en imposant l’injection de produits encore en phase d’évaluation. Cette mesure contrevenait à plusieurs textes nationaux ou internationaux signés par la France. La déclaration des Droits de l’homme, la Convention d’Oviedo, les conclusions du tribunal de Nuremberg et la loi « Droits des malades » dite loi Kouchner du 30 mars 2004 qui impose le consentement éclairé du malade.

Le fait de dire cela, notamment publiquement, met les auteurs dans la position des menteurs. Pourtant, les arguments sont là et peuvent être discutés, ce qui n’a jamais été possible. Les médias s’en sont donnés à cœur joie en développant des services de Fact-Checkers. Il n’y a d’autre science que la science officielle rejetant toute autre forme d’étude aux oubliettes de l’histoire.

Pour comprendre comment le mensonge collectif des masses peut s’exercer et se perpétuer, il faut peut-être s’orienter vers la notion de refuge psychologique. Je viens de lire un livre remarquable qui explore ce domaine sur fond d’une intrigue policière : Les refuges de Jérôme Loubry. Il y montre que le mensonge s’exerce sous la forme d’un refuge dans toutes les situations d’inconfort social ou psychique. Dans les cas plus sérieux de traumatisme important, cela peut aller jusqu’à un enfermement définitif dans un espace mental protégé. Le sujet se construit un narratif qui devient sa vérité et dont rien, même les événements les plus probants ne le fera dévier. On observe actuellement, dans les pays qui ont pratiqué la vaccination COVID en masse, une augmentation spectaculaire de certaines pathologies comme des AVC, péricardites, myocardites et zonas même et surtout sur des sujets jeunes. On se retrouve également en présence de cancers foudroyants (cancers turbo) particulièrement chez des personnes jeunes. C’est à la fois visible dans notre environnement proche mais, bien sûr également dans les statistiques, même si la France refuse obstinément de publier le nombre de décès toutes causes confondues selon le statut vaccinal.

Ces mêmes cas de vérités obligatoires se retrouvent en géopolitique sur les confit en Ukraine et au Moyen-Orient. Notons que sur cette zone, les mensonges d’État se sont succédés depuis presque trente ans et même beaucoup plus si considère le seul conflit israélo-palestinien.

Ce que j’ai tenté d’exprimer dans ces lignes reproduit le début de mon propos, à savoir la parole de Dieu, de la Science sont l’expression de la vérité et toute autre propos ne peut être que de nature diabolique. C’est d’ailleurs ce qui explique le langage guerrier de la médecine conventionnelle comme également de l’agriculture conventionnelle ; il faut détruire ce qui dérange.

La Science, comme objet unique, présente un caractère religieux. Si la religion a pour spécificité de relier les hommes, elle a surtout, malheureusement, pour effet d’exclure tout ce qui est différent et le rejeter comme un corps malsain. Elle a aussi, à l’inverse, cherché à assimiler les cultures différentes, ce qui est une autre façon de les détruire. Cette Science, qu’on nous présente comme unique, est incapable de syncrétisme et de présenter un regard bienveillant aux autres cultures et leurs modèles de connaissance du monde. Le meilleur exemple d’assimilation méprisante se trouve dans la médecine intégrative qui ne voit les autres médecines que comme des accessoires de leur pratique et qui doit se soumettre aux standards de la médecine conventionnelle.

Ce que l’on doit peut-être comprendre, c’est que la Vérité n’est pas univoque. Elle est souvent une question de point de vue, au sens littéral du terme. En effet, selon d’où on regarde un évènement, aucun observateur ne décrira la même chose. Il en est de même selon les outils qui servent à l’observation ou les concepts théoriques qui la sous-tendent. Par exemple, nos yeux et notre cerveau composent une image qui nous permet de comprendre notre environnement mais si nous disposions d’un sonar, ce sont des rayonnements très différents qui composeraient cette image. Nous verrions bien la même chose qui, pourtant, aurait une singularité spécifique.

Donc, avant de jeter l’anathème sur les septiques de la vaccination, du climat ou de l’économie de marché, il est sans doute souhaitable de laisser passer du temps et de laisser à des recherches sincères et affranchies des idéologies ou des conflits d’intérêts de s’exprimer. Il serait temps d’adopter une véritable démarche philosophique qui pose les prémisses de la pensée qui doit être le préalable à toute prise de position. Sachant de quoi on parle, avec des argumentaires solides, sans références à des institutions dont on répète les slogans, nous pourrions débattre enfin sereinement.

Chiens et chats

C Dm
Quand le chien et le chat se poursuivent
G7 C
Pense-ton que l’un veut manger l’autre
Am Dm
Pour ne pas partager l’entrecôte
G7 C
Qu’ils sont prêts à des actions furtives

C7 F
C’est peut-être pour nous faire croire
Em Dm
Que ces bêtes sont des ennemis
Am Dm
Ce ne sont que des gamineries
G7 C
Ces courses comme des exutoires

C Dm
Malgré tout le chat ne le sait pas
G7 C
Qu’il est bien un jouet pour le chien
Am Dm
À la course ils ne s’attrapent pas
G7 C
Car ces deux animaux sont en lien

C7 F
Mais ils s’accordent réellement
Em Dm
C’est bien quand il s’agit de dormir
Am Dm
À la sieste sans se départir
G7 C
Tous les deux ils la font en ronflant

C Dm
S’ils s’entendent comme chien et chat
G7 C
C’est toujours mieux que souris et chat
Am Dm
S’ils se regardent en chiens de faïence
G7 C
Quel sera le premier en partance ?

C7 F
Mais prendre son chat sur les genoux
Em Dm
Peut-être que le chien est jaloux
Am Dm
Mais il est vraiment trop encombrant
G7 C
Tant pis pour lui s’il est mécontent

C Dm
Nous qui les avons à la maison
G7 C
Nous savons que c’est une façade
Am Dm
Pas moyen de dire des salades
G7 C
Il faudra se faire une raison

C7 F
Sieste et bouff’ sont des passions communes
Em Dm
Leur rancune ne vaut pas une thune
Am Dm
Sûr que le chat excite le chien
G7 C
S’il le poursuit le chien l’aime bien

Une journée au cirque

C E7 Dm
Il est arrivé tôt le cirque
E7 Am
C’était un matin à Sommières
E7 Dm
Les forains sur la place des Airs
G7 C C7
Gens du voyage tout une clique
C7 F
D’abord, il y eu les camions
E7
Et son cortège d’animaux
Dm
Tigres éléphants et chevaux
G7 C
Une merveilleuse invasion.

C Dm
Le cirque est d’abord un voyage
G7 Am
Un prétexte à faire la route
Am Dm
Un spectacle qui nous envoute
G C
Et sa maison comme un bagage

C E7 Dm
Le cirque Alexis Gruss est là
E7 Am
Je vois les pinces s’enfoncer
E7 Dm
Au rythme que frappent les gars
G7 C C7
Le staccato sur les piquets
C7 F
Me voyant, déjà on m’engage
E7
J’aide, je porte et je décharge
Dm
Quand le chapiteau est monté
G7 C
Le spectacle peut s’engager

Refrain

C E7 Dm
Piste et gradins sont bien en place
E7 Am
Pendant que certains se délassent
E7 Dm
D’autres, sans se lasser, répètent
G7 C C7
Voltige sauts et galipettes
C7 F
On sent une tension tranquille
E7
Les circassien sont enfin prêts
Dm
On peut vivre tous les excès
G7 C
Les spectateurs attendent en file

Refrain

C E7 Dm
On a posé la cage aux tigres
E7 Am
Les hommes de piste s’activent
E7 Dm
Puis tous les numéros se suivent
G7 C C7
Fildeféristes en équilibre
C7 F
Les jongleurs et les acrobates
E7
Les éléphants et leur cornac
Dm
Un dernier tour et puis s’en vont
G7 C
Heureux de ce dernier frisson

C Dm
Rien n’est fini, il faut ranger
G7 Am
C’est comme un ballet bien réglé
Am Dm
Même fatigués, pas de doute
G C
C’est l’heure de reprendre la route

Ninon est indécise

Bien qu’elle soit dans la catégorie poétique, les aspects sociaux ne sont jamais très loin. Peut-être que la problématique du consentement commence par une éducation des filles pour dire non chaque fois que nécessaire même si dans un premier temps ça peut paraître excessif.

D Em
Ce que peut bien faire un prénom
D
Elle en a fait les frais Ninon
Em
Jamais ell’ ne sut dire non
A D
C’est bien ce que nous regrettons

D A7
Pas plus elle ne su dire oui
D
À notre oreille c’est inouï
Em G
Au lieu d’acquiescer, elle s’enfuit
A D
Les autres décident ; c’es l’ennui

D G
Elle ne sait dire ni non ni oui
Em D
Parce que Ninon est indécise
Em
Pas moyen qu’elle le déguise
G D
Elle ne sait vaincre ce conflit

D Em
Est- que Ninon est seule ainsi ?
D
À ne pas décider sa vie
Em
Son père sa mère ou son mari
A D
C »est malgré elle qu’ils ont choisi

D A7
Sa mère, ses sœurs et ses amies
D
Toutes suivent la même voie
Em G
Éduquées pour être asservies
A D
Ce modèle se reproduira

D G
C’est bien une affaire de culture
Em D
De mode de mœurs et d’habitudes
Em
Où se construisent nos attitudes
G D
Qu’on justifie par la nature

D Em
Éduqués au prince charmant
D
Les enfants sont dans leur carcan
Em
Les hommes doivent conquérir
A D
Les femmes apprennent à subir

D A7
C’est essentiel de dire non
D
Mais à l’école, dans la famille
Em G
Que l’on soit garçon ou bien fille
A D
Pas de refus hors de question

D G
Si Ninon est seule fautive
Em D
De son prénom tout est la cause
Em
Comment vaincre cette névrose
G D
Dans une vision punitive

D Em
Est-ce que c’est une tradition
D
Ou juste une constitution ?
Em
Qui organis’ notre statut
A D
Vers des rôles qu’on distribue

D A7
Est-ce que c’est un problème de sexe
D
La violence vient-elle du mâle ?
Em G
Sa méchanceté et le mal
A D
Tout ça me laisse bien perplexe

D G
En plein’ périod’ d’obligation
Em D
Alors qu’on voulait la forcer
Em
Ell’ retrouva sa dignité
G D
Ninon enfin su dire non

Pour que Ninon puisse choisir
On peut bien sûr la préserver
Ou lui donner la forc’ d’agir
C’est peut-être une idée rêvée

La route

Thème d’une soirée poésie à Rochefort.

C Dm
Avec ma première voiture
G7 C
Je partais et allais au hasard
Am Dm
Mais seulement pour le départ
G7 C
Et c’était déjà l’aventure
C G7
C’était toujours sans aller loin
Am
Juste pour l’espoir du voyage
Dm
Sans jamais prendre de bagages
G7 C
Simplement l’idée du chemin

C Am
Partir et surtout revenir
G7
En sorte de tourner en rond
C
Bienheureux sans autre façon
Dm C
Quand au port rentre le navire

C Dm
La route qu’on peut emprunter
G7 C
Est celle de son évolution
Am Dm
Pas besoin de son baluchon
G7 C
L’objectif est de s’alléger
C G7
Grandir est un autre chemin
Am
Qu’on devrait poursuivre sans fin
Dm
En recherchant notre destin
G7 C
Et se trompant comme il convient

C Am
Cette route mène à sa fin
G7
Mais l’important est le chemin
C
Malgré échecs et réussites
Dm C
Savoir que l’on a du mérite

C Dm
A Rome vont toutes les routes
G7 C
Mais chaque fois on s’aperçoit
Am Dm
Et pour ça on a aucun doute
G7 C
La piste ramène chez soi
C G7
Si le but final du voyage
Am
Était une interrogation
Dm
Comme Ulyss’ ralliant sa maison
G7 C
Le retour à soi, un passage

C Am
Partir et surtout revenir
G7
Comme Ulysse avec son navire
C
Put échapper au dieu marin
Dm C
Pour enfin retrouver les siens

C Dm
Pour le voyageur immobile
G7 C
Poète inspiré par les muses
Am Dm
Une idée qui pourtant infuse
G7 C
Éviter les actions futiles
C G7
Le chemin et ses paysages
Am
L’imaginaire et ses visions
Dm
Sont bien après tout deux façons
G7 C
D’aller vers l’ultime passage

C Am
On peut devenir un routard
G7
Afin de découvrir le monde
C
Ou construire une vie féconde
Dm C
Qui ne soit jamais illusoire

Voyageur immobile

Toujours sur le thème de la route et du chemin une autre proposition pour le voyage.

Em Am D Em
Certains sont animés par l’envie de partir
Em C G7 Em
Après avoir voyagé enfin revenir
Em D Em
Qui pense voir le monde n’en voit qu’une partie
Em Am B7 Em
Alors qu’avec un livre tout nous est permis

Em Am D Em
Un livre est un navire pour le voyage des âmes
Em C G7 Em
C’est bien grâce à notre imaginaire qui s’enflamme
Em D Em
Qu’n peut rebondir de la Chine aux Amériques
Em Am B7 Em
Du Kilimandjaro au golfe du Mexique

Em Am D7 Em
Car il fait accéder à l’histoire et au temps
G Am Em
Et nous fait parcourir l’espace en même temps

Em Am D Em
Mais avec la lecture, pour voyager il reste
Em C G7 Em
La musique du monde qui nous manifeste
Em D Em
Le contraste des cultures et des sentiments
Em Am B7 Em
Ainsi on voyage sans fuir son logement

Em Am D Em
L’imagination créatrice fera vivre
Em C G7 Em
Une réalité où l’esprit devient libre
Em D Em
Et peut s’adonner au plaisir de l’écriture
Em Am B7 Em
De la musique du jeu ou de la peinture.

Em Am D7 Em
Il peut devenir ce voyageur immobile
G Am Em
En rentrant chez lui on est certain qu’ il jubile

Em Am D Em
C’est dans ce cocon d’une ambiance familière
Em C G7 Em
Où chaque objet est bien là pour me satisfaire
Em D Em
Que j’ai pu développer un champ parallèle
Em Am B7 Em
Et jouir de mes rencontres dans ma citadelle

Em Am D Em
Il m’a fallu cependant passer à l’action
Em C G7 Em
Et librement m’adonner à la création
Em D Em
Si l’intention est bonne agir est difficile
Em Am B7 Em
Jamais aussi heureux de vaincre le péril

Em Am D7 Em
On a fondé ce voyage sur la lecture
G Am Em
L’action créatrice deviendra l’aventure

Au marché

Sur le thème du marché qui a fait l’objet d’une expo peinture.

C G
Comm’ chaque jour grande question
C
Comment nourrir tout’ la smala
Am Dm
Sans mettre les pieds dans le plat
G C C7
Sans provoquer d’indigestion
C7 F
Pour commencer faire des courses
C
Rechercher tous les ingrédients
G
Pour faire un menu alléchant
C
Sans pour autant ruiner sa bourse

C C7 F
Mais qué mais qu’est ce qu’on va manger ?
Am
Je sais pas bien, j’ai pas d’idée
Dm C
Allons faire un tour au marché

C G
Sur les beaux marchés de Provence
C
On achètera du pistou
Am Dm
Pour le minestrone pas de chou
G C C7
Mais basilic en abondance
C7 F
Chez Margot la jolie crémière
C
On trouvera tous les fromages
G
Pour satisfaire nos œsophages
C
Du mascarpone pour le dessert

Variante
Et sans le cul de la fermière

Refrain

C G
Grâce à Paulo le charcutier
C
On a saucisses et cervelas
Am Dm
Langue en gelée et beau abats
G C C7
Un grand feu faudra préparer
C7 F
C’est chez Nelly la maraichère
C
Sur son étal achalandé
G
Toutes les couleurs mélangées
C
Donne envie de faire bonne chère

Refrain

C G
On a pas oublié le pain
C
Afin de saucer le ragout
Am Dm
Mais comme on a pas trop de sous
G C C7
On partage avec les copains
C7 F
Il reste à trouver un bon vin
C
Un’ jolie bouteill’ de rosé
G
Pour qu’on se rince le gosier
C
On prépare un joyeux festin

Enfin on sait c’qu’on va manger
Il reste qu’à le déguster
Et entre amis se régaler