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Médecine : les dérives survenues

mardi 6 octobre 2009 , par Yvette Parès


La médecine occidentale, au 20e siècle, a séduit par sa haute technicité, ses avancées chirurgicales, ses médicaments prêts à l’emploi, d’absorption facile par les patients et de surcroît porteurs de noms étranges leur conférant mystère et prestige. Mais ces points de séduction comportaient des risques insoupçonnés. De graves dérives se sont manifestées, la nature humaine pouvant choisir entre le bien et le mal.

 1re dérive

Les médicaments d’aspect et de conditionnement simple offraient une cible pour les contrefaçons. En certains pays, des laboratoires plus ou moins visibles et pour un commerce lucratif, se sont livrés à ces activités frauduleuses. Les faux médicaments ont inondé l’Afrique ; l’Europe elle-même n’a pas été épargnée ainsi qu’en témoignent les saisies douanières. Les préjudices causés aux patients sont difficiles à estimer à moins que ne surviennent des accidents qui ne peuvent être dissimulés.

 2e dérive

De nombreux médicaments ont été détournés de leur but et utilisés comme dopants dans les milieux sportifs dont l’image en ressort ternie. Ces médicaments relèvent de groupes divers :

  • amphétamines et autre excitants
  • stupéfiants antidouleur et autres produits antidouleur
  • cortisone et corticoïdes
  • testostérone
  • hormones peptidiques
  • diurétiques et produits masquants
  • etc

Plus de six cents médicaments délivrés en pharmacie sont prohibés par le Ministère de la Jeunesse et des Sports. Avec des complaisances inavouables, ces produits sont administrés pour amplifier les performances mais au préjudice de la santé et de la vie de ceux qui les reçoivent. Pour des victoires et des gloires éphémères, que de dangers encourus !

 3e dérive

Certaines classes de médicaments sont à l’origine de toxicomanie :

  • amphétamines et dérivés
  • barbituriques
  • benzodiazépine

L’addiction à ces produits ont fait commettre, pour s’en procurer, des actes délictueux.

 4e dérive

L’échographie permet de déterminer le sexe de l’enfant à venir. Dans certains pays d’Asie, elle aboutit au génocide des fœtus-filles. Ce comportement impensable en Europe, provoque un déséquilibre démographique. Un manque d’épouses pour un grand nombre d’hommes....et le vol d’enfants suivi de l’achat par des familles afin d’assurer le futur mariage de leurs fils.

 5e dérive

Elle concerne les trafics d’organes. Les transplantations dont on a fait grand bruit ont conduit, pour se procurer ces éléments venant d’organismes humains, à des actions criminelles et barbares. Un commerce honteux a pu s’établir. Mais ces transplantations fortement prônées comportent des aspects que l’on maintient dans l’ombre. Afin de ramener à leurs justes dimensions ces prouesses chirurgicales qui confèrent un supplément de vie, des informations sur les contraintes qu’elles imposent apparaissent indispensables.

Le corps humain n’est pas une machine dans laquelle une pièce défectueuse peut être remplacée sans inconvénient par une pièce détachée venant de l’extérieur. Ces interventions vont comporter :

  • douleurs opératoires
  • acceptation psychologique difficile de la présence d’un élément étranger dans son propre organisme
  • nécessité d’un traitement immonosuppresseur afin d’éviter le rejet avec, pour conséquence, la porte ouverte aux maladies infectieuses et aux affections tumorales.

L’ensemble de ces considérations tempère l’intérêt porté à ces interventions difficiles, à hauts risques et qui, pour s’accomplir, ont reposé trop souvent sur des actes irrecevables.

 6e dérive

Elle a trait au manque de rigueur qui a fréquemment caractérisé l’Autorisation de Mises en Vente sur le Marché (AMM) accordée aux produits médicamenteux.

Depuis 1978, en France, plus de deux cents médicaments ont été retirés des pharmacies, silencieusement ou précipitamment, devant les accidents ou décès accumulés. Les noms de certains d’’entre eux demeurent dans les mémoires.

 7e dérive

Sa nature est autre que celle des dérives précédemment évoquées. Elle se situe au niveau des esprits avec la perte du jugement juste et de la prudence. Médecins et patients confiants dans les hautes vertus de la science se sont accoutumés aux effets indésirables des médicaments chimiques, et à les considérer comme une normalité. Certains même y voyaient la preuve de la puissance de leur action. L’idée ne venait pas que d’autres thérapeutiques pouvaient agir efficacement et sans inconfort pour les malades.

Une sorte d’hypnose a régné sur les esprits. Un réveil est perceptible. Il oriente vers les médecines qui prennent leurs ressources dans la nature. La prise de conscience du danger nouveau que représente la pollution médicamenteuse de l’eau accélérera sans doute le mouvement.

 Conclusion

Il est difficile de tirer une conclusion des faits exposés. Telle une pierre jetée dans l’eau, le mal progresse par vagues successives jusqu’à ce qu’un obstacle vienne les arrêter. Quels types d’obstacles mettront fin aux dérives observées ? La question demeure sans réponse. On ne peut qu’espérer qu’ils surviendront sans trop tarder.

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